16e édition de Dimajazz :  Un baisser de rideau de tonnerre avec le Wonder  Collective

0
250

Le Wonder Collective – Tribute to Stevie  Wonder (WOCO) a brillamment clôturé la 16e édition du festival  international de Jazz de Constantine, faisant le bonheur des centaines de  festivaliers venus, samedi soir au Théâtre régional Mohamed-Tahar  Fergani, redécouvrir le répertoire du génialissime Stevie Wonder.

Se voulant résolument festive, la soirée de clôture du Dimajazz a, comme à  l’accoutumée, tenu toutes ses promesses grâce aux onze membres du Wonder  Collective qui ont sorti une prestation euphorisante et joyeuse placée sous  l’explosive triade  » Funk , soul,rythm’n’blues . Arborant fièrement sur scène le wax, qui n’est pas sans rappeler les  habits portés par Stevie Wonder lors de ses tournées d’antan, les musiciens  formés dans le département jazz de l’école nationale de musique de danse et  d’art dramatique de Villeurbanne (France), ont parfaitement réussi leur  mission en témoigne les déhanchements effrénés observés tout au long du  spectacle dans l’enceinte du théâtre régional de Constantine. Portée par des vocalistes très performants, une section cuivre joyeuse,  une rythmique dynamique, et un jeu de guitare énergique, le woco ont plongé  le public du dimajazz dans un état second, un public qui reprenait en chúur  des les tubes ,  » I Just Called to Say I Love You »,  » master blaster »  , »Do I do », »Higher ground » et bien d’autres morceaux qui auront permis  à Stevie Wonder de bâtir sa propre légende et de faire de lui l’un des  artistes les plus prolifiques du XXe siècle . Le groupe met fin une première fois au spectacle mais le public qui avait  du mal à se faire à l’idée que le spectacle devait, tôt ou tard s’achever  n’a pas hésité à réclamer du rab. Généreux mais surtout très impressionné par la réceptivité du public du  Dimajazz ,le retour sur scène du Woco a été des plus intenses avec des  musiciens redoublant d’ardeur pour interpréter les ultra-groovy   »Superstition » ,  »Another star » et  »Keep on running » . En coulisse, le chanteur du Woco, Pierric Tailler a confie avoir été  impressionné par tous ces grands noms du Jazz qui sont passés au  Dimajazz depuis sa création » chose qui il a encouragée à se donner à fond  face au public. Ouvert le 12 décembre courant, le 16ème Festival international de jazz,  Dimajazz, a offert de somptueuse expériences musicales des sonorités  africaines de  »Djam » au jazz aérien de la formation oranaise  »Astral  vibes Conspiracy » en passant par  Grooz » le projet de Abdel hak  Benmadjebari bassiste chanteur d’origine algérienne basé a Montréal,  reliant avec beaucoup talent le groove des rythmes africains au Jazz. Les cinq jours de spectacles ont également permis au public d’apprécier le  savoureux jazz manouche d’Ecca quartet ainsi que le projet  » Reflejos con  Barry » de Lukas Schiemer et Beate Reiermann , deux figures de la scène de  jazz viennoise, sans oublier l’univers musical de l’artiste franco-togolais  Ayité ou encore l’électro des deux enfants terribles d’Oud, Mehdi Haddache  et Smadj. Pour de nombreux observateurs, ce 16e Acte du Dimajazz est venu rappeler  que, malgré les écueils administratifs et financiers, ce festival demeure  « une référence en matière de technicité et de programmation maitrisée  mais surtout, et c’est cela le plus important, qu’aucune úuvre de qualité  ne peut être faite sans abnégation.

Benadel M