176ème Conférence de l’Opep: Les participants dont  Mohamed Arkab ,ne tarissent pas d’éloges

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Dégageant un consensus autour d’un nécessaire  maintien de la réduction de la production, la 176ème Conférence de l’Opep, tenue lundi à Vienne, a été couronnée d’un « grand succès », de l’avis même des participants, dont le ministre de l’Energie et vice-président de l’organisation, Mohamed Arkab.

« La réunion de la Conférence de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a été un grand succès. Pour ce qui est du marché pétrolier,  nous sommes d’accord pour prolonger l’accord de réduction de la production des pays Opep et non-Opep de 1,2 Mbj jusqu’au 31 mars 2020 ». Selon lui, cette reconduction « aura sans doute un impact très positif sur  l’équilibre du marché pétrolier et permettra de réduire de manière substantielle l’excédent des stocks mondiaux de pétrole ». M. Arkab n’a pas manqué, dans ce contexte, de souligner que l’Algérie avait « joué un rôle important dans la recherche d’un consensus et dans  l’élaboration du projet final » de la conférence. Les 24 pays de l’Opep+, qui fournissent la moitié du pétrole de la planète, avaient décidé en décembre 2018, d’abaisser leur offre cumulée de 1,2 million de barils/jour pour soutenir les cours, à compter du 1er janvier 2019, pour une période de six mois, avec une réduction de 800.000  barils/jour par l’Opep et de 400.000 barils/jour par les pays non-Opep. Lors de l’ouverture des travaux de la 176ème réunion de la Conférence de l’Opep, le président de la conférence de l’Opep et ministre du Pétrole du Venezuela, Manuel Salvador Quevedo Fernandez avait indiqué que l’Organisation reconnaissait que « le défi consistant à équilibrer le marché  pétrolier et à maintenir la stabilité est un processus continu et une responsabilité partagée ». La veille de la tenue de la conférence, le ministre russe de l’Energie, Alexandre Novak avait, pour sa part, a estimé que la situation sur le marché mondial du pétrole, marquée par « l’incertitude », pourrait être stabilisée moyennant des « démarches coordonnées » de la part de l’ensemble  des fournisseurs.  

Adoption d’une Charte de coopération, une première

 Outre la décision d’étendre l’accord de réduction de la production pour  une durée de 9 mois à partir du 1er juillet courant, les membres de l’Opep  et leurs partenaires ont annoncé, dans un communiqué final au terme de leur 6ème réunion ministérielle (Opep et non-Opep), tenue dans le sillage de la  176ème conférence, l’adoption d’une « Charte de coopération ». Le projet de texte de la Charte de coopération, engagement volontaire de haut niveau, permet de « poursuivre le dialogue dynamique entre les pays  dans la Déclaration de coopération aux niveaux ministériel et technique ». A cet effet, il a été demandé à tous les pays participants de soumettre le projet de texte à leurs processus nationaux respectifs. La réunion avait, par ailleurs, constitué une occasion pour réaffirmer  « l’engagement continu » des pays producteurs, participants dans la « Déclaration de coopération », en faveur d’un marché stable, de l’intérêt mutuel des pays producteurs, ainsi que d’un approvisionnement efficace, économique et sûr au profit des consommateurs. 

Les participants se sont également prononcés pour un rendement équitable  

du capital investi, notant l’amélioration générale des conditions du marché  et de la confiance des investisseurs dans l’industrie pétrolière. Le Comité de suivi ministériel conjoint Opep et non Opep (JMMC) a été  invité à surveiller avec vigilance la mise en úuvre équitable de la résolution susmentionnée, à la lumière de l’équilibre offre/demande et des  incertitudes persistantes, et à en rendre compte à la réunion. La prochaine réunion ministérielle des pays de l’Opep et des pays non membres de l’Opep se tiendra à Vienne le 6 décembre 2019. Selon des experts algériens, le maintien de l’accord de réduction de la  production, engagée par l’Opep+, depuis 2016 pour stabiliser le marché, reste « insuffisant » pour une remontée conséquente des prix du brut. Selon leurs analyses, rendues publiques via l’APS, d’autres facteurs entrent en jeu lorsqu’il s’agit de faire réagir les prix du brut. En plus  de la réduction de la production à un seuil donné, les prix du baril dépendent aussi des questions géopolitiques (conflits, guerres…) et des conditions climatiques. Ces facteurs interviennent, directement ou indirectement, dans l’offre et la demande, sur lesquels sont basés les marchés pétroliers et gaziers.  

Moussa O / Ag