190 000 jeunes porteurs de projets financés par la CNAC veulent les avantages de l’ANSEJ: La polémique fait rage !

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Pour répondre aux nombreuses questions des jeunes porteurs de projets ayant financé leurs projets par le (CNAC), de bénéficier des mêmes privilèges et mesures d’assouplissement accordés aux jeunes qui sont soutenus par l’agence (ANSEJ), le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Micro-entreprises, Nassim Diafat a précisé sur sa page Facebook qu’«à présent ces mesures concernent uniquement les bénéficiaires de l’agence (ANSEJ)», au moment où les «Cnacistes» s’interrogent sur leur sort et appelle le Premier ministre Abdelaziz Djerad à trouver une solution à leur situation très critique.

A cet effet, le président de l’Union nationale des jeunes investisseurs, Riad Tznka, affirme que «l’exclusion de 190 000 jeunes bénéficiant de prêts CNAC des procédures de rééchelonnement ou d’amnistie au profit des jeunes ANSEJ soulève de nombreuses questions et des ambiguïtés, d’autant que ces personnes ont vécu les mêmes conditions et décisions que les jeunes ANSEJ ont été soumises», et de souligner que «les bénéficiaires des prêts de la Caisse nationale d’assurance-chômage sont pour la plupart endettés, approchant l’âge de la retraite, et ont aujourd’hui besoin d’une solution rapide à leur situation difficile». Tenka assure que tant les agences ANSEJ et CNAC ont bénéficié des mêmes privilèges dans le passé et qui ont été soumises aux mêmes conditions pour se retrouver aujourd’hui dans une situation asymétrique. La première agence est placée sous la direction du ministère des petites entreprises et a fait l’objet d’un traitement global, et la seconde caisse est encore oublié dans les tiroirs du ministère du Travail et de l’Emploi, ce qui n’est pas un motif de satisfaction », dira le président de l’UNJI. En revanche, l’Union nationale des jeunes investisseurs a confirmé que le nouveau projet de loi exécutif de l’ANSEJ porte un changement de forme important à travers la rupture définitive avec la vision sociale de l’agence de soutien, précisant que «la nouvelle formule sera ouverte à de nombreux frange de société, cela rend sa stratégie conforme au modèle purement économique, loin du populisme et du socialisme», ce que réclame l’Union nationale des jeunes investisseurs depuis 2016. Le président de l’UNJI, Riad Tenka affirme que «l’augmentation de la contribution personnelle à des taux différents fera du porteur de projet un véritable partenaire dans la structure financière de la micro-entreprise, mais en termes de contenu du nouveau projet de loi exécutive, je critique la négligence des propositions qu’ils ont précédemment soumis en tant qu’association nationale lors de réunions de consultation avec le ministre délégué en charge des micro-entreprises, surtout au sujet des entreprises défaillantes qu’ils ont exigé que leur dossier soit sérieusement étudié et qu’une enquête de terrain soit adoptée pour l’opération de recensement», a-t-il indiqué. L’intervenant ajoute que «le ministre a admis qu’il y a 70% des entreprises déficitaires, alors que la méthode d’enregistrement via la plate-forme électronique ne collecte pas ce pourcentage, et la preuve est que le nombre enregistré jusqu’à présent des entreprises défaillantes ne dépasse pas 5% du pourcentage total, du fait que la plupart des entreprises ne relanceront pas leurs activités quelles que soient les procédures qui leur seront présentées, qu’il s’agisse de les financer ou de rééchelonner leurs dettes». Riad Tenka a appelé à ne pas répéter l’approche précédente adoptée par le ministère de l’Industrie en 2016 par le biais de la loi 302/124 du Fonds de réhabilitation des entreprises, qui a connu un véritable échec à l’époque. «Il n’est pas logique que celui qui a vendu son équipement bénéficie de 15 ans pour rembourser son crédit, alors que celui qui a matériel épuisé et que l’entrepreneur est un incapable de travailler, aura un délai de 5 ans pour régulariser sa situation.».

M.W. Benchabane