22ème Sila: Présentation de la traduction en arabe de « Femmes d’Alger dans leur appartement » d’Assia Djebar le vendredi 3 Novembre

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Photo Ania Ziani L'Echo d'Algérie@

Dans le cadre du 22ème Salon International du Livre d’Alger, l’Ambassade de France en Algérie, l’Institut français d’Algérie, les Centres Nationaux du Livre (CNL) algérien et français, et Mme Jalila Imalhayène-Djennane, fille d’Assia Djebar, présenteront la toute première traduction en arabe du recueil de nouvelles Femmes d’Alger dans leur appartement d’Assia Djebar, le vendredi 3 novembre à 17h00, sur l’Espace France du SILA.

 

Dans le cadre de l’accord de coopération signé en 2014, les Centres Nationaux du Livre (CNL) algérien et français, en partenariat avec l’Institut Français d’Algérie, ont organisé une formation inédite d’une année à la traduction littéraire destinée aux jeunes traducteurs. Cette formation professionnelle composée de 10 sessions encadrées à Alger par le Professeur Abdelkader Bouzida, directeur du Laboratoire de traductologie de l’Université d’Alger et enseignant de littérature comparée,  s’est conclue par un stage en France au CNL français. Dix traducteurs ont été sélectionnés pour participer à ce projet : El Medtira  Nassima, Aberbache Sabrina Zoulikha, Kouati Amina, Boukhalfa Nesrine, Bouzida Sana, Bellamine Nassira, Azi Asma, Touaibia Nadjib, Bakhouche Salah, et Krouri Tarek. Ils ont travaillé sur la traduction vers l’arabe du roman Femmes d’Alger dans leur appartement d’Assia Djebar. Auteure d’écriture française et grande intellectuelle, elle était l’un des plus brillants traits d’union entre l’Algérie et la France. Née en Algérie en 1936, elle est décédée le 6 février 2015. Grande voix de l’émancipation des femmes, Assia Djebar est considérée comme l’un des écrivains les plus importants et influents de sa génération.  Son œuvre imposante a été traduite dans le monde entier. En 1832, dans Alger récemment conquise, Delacroix s’introduit quelques heures dans un harem. Il en rapporte un chef-d’œuvre, « Femmes d’Alger dans leur appartement », qui demeure un « regard volé ».
Un siècle et demi plus tard, vingt ans après la guerre d’indépendance dans laquelle les Algériennes jouèrent un rôle que nul ne peut leur contester, comment vivent-elles au quotidien, quelle marge de liberté ont-elles pu conquérir ?  Dans ce recueil de nouvelles publié pour la première fois en 1980, Assia Djebar raconte le vécu, la difficulté d’être, la révolte et la soumission, la rigueur de la loi qui survit à tous les bouleversements, et l’éternelle condition des femmes. Cette première traduction en arabe de Femmes d’Alger dans leur appartement est éditée aux éditions Hibr avec le soutien du CNL français.