39e vendredi du Hirak: Les Algériens réitèrent leurs revendications pour le changement

0
111
39eme vendredi de manifestation à Alger.

Des citoyens sont sortis de nouveau pour le 39e vendredi consécutif, dans les rues d’Alger et d’autres villes du pays, réitérant les mêmes revendications brandies depuis le début du Hirak, appelant au changement et au départ des symboles de l’ancien système.

Comme à l’accoutumée, les manifestants ont commencé à se regrouper dès la matinée dans les lieux habituels du Hirak pour converger, après la prière du hebdomadaire du vendredi, vers la Grande Poste, la rue Didouche-Mourad, la place Maurice-Audin et le boulevard Colonel- Amirouche, sous une pluie fine et un temps froid. Encadrés par un dispositif sécuritaire imposant et brandissant les portraits des martyrs de la Révolution de Novembre 1954, les manifestants ont scandé les slogans habituels à travers lesquels ils ont appelé au changement et à l’édification d’un Etat de droit, ainsi qu’à l’indépendance de la justice. Les manifestants ont également entonné l’hymne national et brandi le drapeau algérien, tout en réitérant leur détermination à demeurer mobilisés jusqu’à «l’application des articles 7 et 8 de la Constitution» et «la préservation de l’unité nationale». Ils ont aussi exprimé leur opposition à toute ingérence étrangère dans les affaires internes du pays et appelé à la poursuite de la lutte contre la corruption et le jugement des responsables impliqués dans le détournement et la dilapidation des deniers publics. Les mêmes revendications ont été exprimées lors de marches similaires organisées dans d’autres villes du pays, notamment à Tizi-Ouzou, Béjaïa, Blida, Chlef, Médéa, Djelfa et Tipasa où des citoyens ont exigé le respect de la souveraineté populaire et affiché leur attachement au caractère pacifique du mouvement populaire. A l’Ouest, des marches pacifiques ont été organisées à Oran, Tlemcen, Saïda, Sidi Bel-Abbès pour revendiquer des élections «transparentes et honnêtes» et la poursuite de la lutte contre la corruption et les corrompus. Même constat à l’Est du pays où des citoyens sont sortis à Constantine, Oum El Bouaghi, Jijel, Skikda et Annaba pour réclamer l’indépendance de la justice et l’application des articles 7 et 8 de la Constitution. Au sud du pays, notamment à El Oued et Ghardaïa, les citoyens ont renouvelé leurs revendications pour le «changement», tout en mettant en avant leur attachement à l’unité nationale. Les marches de ce vendredi interviennent à la veille du coup d’envoi de la campagne électorale pour la présidentielle du 12 décembre 2019 qui débutera demain. Cinq candidats sont en lice pour cette présidentielle. Il s’agit de l’ancien chef de gouvernement et président du parti Talaie el Hourriyet, Ali Benflis, l’ancien Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, l’ancien ministre de la Culture et actuel secrétaire général par intérim du Rassemblement national démocratique (RND), Azzedine Mihoubi, l’ancien ministre de Tourisme et président du Mouvement El Bina, Abdelkader Bengrina, et le président du Front Al Moustakbel, Abdelaziz Belaïd. Les 5 candidats qui s’apprêtent à animer la campagne électorale, ont multiplié leurs sorties médiatiques afin de présenter et expliquer leurs programmes respectifs et convaincre les citoyens de se présenter en masse aux bureaux de vote le jour du scrutin.

  1. M.M