40e vendredi: Les manifestants insistent sur le départ de l’ancien système

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De nouvelles marches pacifiques ont été organisées à Alger et dans d’autres villes du pays, pour le 40e vendredi consécutif, pour réitérer l’appel au départ de tous les symboles de l’ancien système et leur refus d’aller voter «dans les conditions actuelles», a-t-on constaté hier A Alger et scandant les mêmes slogans brandis depuis le 22 février, les manifestants ont commencé à se regrouper tôt le matin au niveau des places habituelles, à l’instar de la Grande Poste, rue Didouche-Mourad, la place Audin, Bab El Oued et place des Martyrs, pour réitérer leur revendications, notamment le départ des résidus de l’ancien système et la lutte contre la corruption.

Les manifestants, ont comme à l’accoutumée, brandi l’emblème national et des portraits des martyrs de la Guerre de Libération nationale, et scandé différents slogans comme «manache habssine (nous n’allons pas nous arrêter)», appelant également à la libération des personnes arrêtés lors des marches précédente et à une lutte sans merci contre la corruption et la récupération des deniers publics détournés ces dernières années. Les mêmes revendications ont été exprimées dans d’autres wilayas du pays, lors de marches similaires, à Blida, Chlef, Médéa, Tizi-Ouzou, Bouira, Boumerdès et Béjaïa. Les manifestants ont appelé au «départ des anciens symboles du système» et exprimé leur rejet de la tenue de l’élection présidentielle dans les conditions actuelles. Des citoyens des wilayas de l’Est, à l’exemple de Constantine, Oum El Bouaghi, Annaba et El Tarf, sont sortis, eux aussi, dans la rue pour appeler «au respect de la volonté du peuple», revendiquer «l’application des articles 7 et 8 de la Constitution», consacrant la souveraineté du peuple et plaidé pour «un changement radical» du système de gouvernance. Des manifestants des wilayas de l’Ouest du pays, à l’instar d’Oran, Aïn Témouchent, Sidi Bel-Abbès, Tlemcen, et Naâma ont scandé, eux aussi, des slogans, réitérant leur attachement aux revendications visant le changement et le départ des symboles de l’ancien système comme préalable à la tenue des élections présidentielles. Ils ont aussi revendiqué l’instauration de «l’Etat de droit». Au Sud du pays, notamment à Ouargla, El Oued, Ghardaïa et Adrar, des citoyens se sont rassemblés après la prière du vendredi en reprenant leurs slogans habituels à savoir le changement politique radical, le refus des élections dans les conditions actuelles, le départ des résidus de l’ancien système et à la lutte contre la corruption. Le 40e vendredi du Hirak coïncide avec la 6e journée de la campagne électorale pour la présidentielle du 12 décembre, animée par les 5 candidats retenus (Ali Benflis, Abdelkader Bengrina, Abdelaziz Bélaïd, Azzedine Mihoubi et Abdelmadjid Tebboune). Les candidats ont insisté, lors de leurs meetings et activités de proximité, sur l’importance du rendez-vous du 12 décembre pour préserver la sécurité et la stabilité de l’Algérie.

  1. M.T.