41e vendredi du Hirak: Des manifestants rejettent toute ingérence étrangère dans les affaires internes du pays

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Des citoyens sont sortis pour le 41e vendredi consécutif à Alger et dans d’autres villes du pays pour réitérer, dans des marches pacifiques, leur attachement à leurs revendications, tout en exprimant leur rejet à toute ingérence étrangère dans les affaires internes du pays.

Les manifestants ont commencé, comme à l’accoutumée, à se rassembler en groupes dès la matinée à travers les artères du centre-ville d’Alger, avant de devenir plus nombreux après la prière de vendredi en investissant les lieux habituels du Hirak, à l’instar de la place de la Grande Poste, la rue Didouche-Mourad et la place Audin, où un important dispositif sécuritaire était déployé. Lors de cette marche, les manifestants ont exprimé leur refus d’aller voter le 12 décembre pour l’élection présidentielle, estimant que les conditions ne sont pas encore réunies pour le faire. Les manifestants ont, notamment, exprimé leur rejet à toute ingérence étrangère dans les affaires internes du pays, au lendemain de la résolution adoptée par le Parlement européen sur «la situation des libertés en Algérie». Ils ont également réitéré, par la même occasion, leur attachement au caractère pacifique des manifestations, en entonnant le slogan «silmya-silmiya», et leur solidarité avec l’Armée nationale populaire (ANP), avec le slogan «Djeïch-Chaâb, Khawa-Khawa». Dans une ambiance festive qui caractérise les marches depuis le 22 février, des galettes, des gâteaux et autres friandises étaient offertes aux manifestants. Brandissant l’emblème national et les portraits des héros de la Guerre de Libération nationale, les manifestants scandaient des slogans pour la préservation de l’unité nationale. Ils ont aussi repris les slogans appelant à la libération des personnes arrêtées lors des précédentes manifestations, l’instauration d’un Etat de droit, l’indépendance de la justice, et l’application des articles 7 et 8 de la Constitution, consacrant la souveraineté du peuple. Dans les wilayas du centre, les manifestants ont, également, réaffirmé leur rejet de la  présidentielle du 12 décembre  et dénoncé toute ingérence étrangère dans les affaires de l’Algérie. A Tizi-Ouzou, Bouira, Béjaïa, Boumerdès, Blida, Aïn Defla, Chlef, et Médéa, des citoyens ont estimé que les conditions ne sont pas réunies pour l’organisation de ces élections et ont réclamé le départ des symboles de l’ancien système. Ils ont insisté, également, sur la préservation du caractère pacifique de ces manifestations. A l’Est du pays, des citoyens qui ont réinvesti la rue, dans des marches pacifiques, ont exprimé leur refus à toute ingérence dans les affaires internes de l’Algérie et appelant à la souveraineté du peuple. A Constantine, Oum El Bouaghi, Khenchela, Batna, notamment, les manifestants ont brandi des pancartes sur lesquelles était écrit, «La wissaya kharijia aâla El Djazaïr» (Pas de tutelle externe sur l’Algérie) et ont revendiqué la souveraineté du peuple.A Mila, Skikda, El Tarf et Guelma, les manifestants ont exprimé leur refus de la tenue de la présidentielle dans les conditions actuelles, tandis que d’autres ont appelé à la lutte contre la corruption et l’indépendance de la justice. Dans l’Ouest du pays, lors de marches organisées à Oran, Tiaret, Mascara, Mostaganem, et Tissemssilt, des citoyens ont dénoncé la résolution du Parlement européen sur la situation en Algérie, la qualifiant d’ingérence dans les affaires internes du pays. Ils ont, aussi, exprimé leur attachement au changement et à leurs revendications appelant au départ de tous les symboles de l’ancien système et la poursuite de la lutte contre la corruption. Dans le Sud du pays, des citoyens ont marché à Ghardaïa, El Oued, Ouargla et Laghouat, dénonçant la résolution du Parlement européen sur la situation en Algérie. Ils ont également repris leurs slogans habituels pour un changement, le rejet des élections dans les conditions actuelles, le départ des résidus de l’ancien système, ainsi que la lutte contre la corruption et la préservation de l’unité nationale.