427 millions  peuvent participer au scrutin  aux élections européennes: 47 millions de Français appelés à voter dimanche  sur fond de crise des « gilets jaunes »

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Evoquer ces élections européennes, c’est également évoquer la crise des « gilets  jaunes » en France qui, même si le mouvement est en recul depuis quelques semaines,  est pesante sur la scène politique française.

Pour ces élections, ils comptent bien faire barrage à la liste du  président Macron. D’ailleurs, la bataille a bien commencé sur les réseaux sociaux où les appels se multiplient pour voter contre la liste d’Emmanuel  Macron.

De l’avis des observateurs, ces élections se déroulent dans un climat  d’angoisse où la classe politique n’est plus sûre, comme par le passé, de  son électorat et les électeurs, fatigués par les promesses non tenues, considèrent souvent que les politiques loin d’eux. Quelque 47 millions de Français sont appelés  dimanche à élire leurs 79 eurodéputés, sur un total de 751 sièges au Parlement européen, des élections se déroulant en toile de fond pour le président Emmanuel Macron qui veut marquer le mi-chemin de son mandat  affecté par la crise des « gilets jaunes ».

De nombreux analystes pensent que le jeune président français « joue gros »  pour sa première consultation électorale intermédiaire du quinquennat qui, selon eux, aura beaucoup plus l’allure d’un référendum sur sa gouvernance  depuis son élection il y a deux ans. Ces élections se déroulent également dans le contexte répétitif du spectre d’une probable victoire de l’extrême droite drivée par Marine Le Pen que  les intentions de vote la place en pôle position, malgré les scandales de son parti au Parlement européen.

Mardi, la Cour de justice de l’Union européenne a confirmé, en rejetant  l’appel de l’eurodéputé sortante Marine Le Pen, le remboursement au Parlement européen de 300.000 euros pour des emplois fictifs rémunérés au  cours de son mandat européen. Ces européennes se déroulent aussi en France dans un contexte politique où ni la droite ni la gauche ne sont parvenues, depuis l’élection du président  Macron, à sortir de leurs crises.

Le total des intentions de vote pour le Parti socialiste, en pleine  déconfiture, ne dépasse pas les 30 % et il risque, selon des observateurs,  de ne pas figurer, pour la première fois, au Parlement européen. Le président Macron, chef de file de La République en marche (LREM), a mis  les bouchées doubles dans sa liste et lors de la campagne électorale en tentant de défendre son bilan. C’est ainsi que, devant le spectre d’une  forte abstention, il a appelé les Français à aller voter pour contrer ceux « qui ne veulent que détruire », ciblant une nouvelle fois la formation de Le  Pen l’accusant de « connivence » avec « des intérêts étrangers ».