45e anniversaire de la proclamation de la RASD: Le peuple sahraoui confirme sa volonté d’instaurer un Etat à part entière

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Le peuple sahraoui célèbre aujourd’hui le 45e anniversaire de la proclamation de la RASD, confirmant sa volonté d’édifier «un Etat à part entière», le secrétaire général du ministère de la Sécurité et de la Documentation, Sidi Oukal, souligne la détermination du peuple sahraoui à poursuivre la lutte armée jusqu’à la libération de l’ensemble de ses territoires».

Dans une déclaration à l’APS à la veille du 45e anniversaire de la proclamation de la RASD, célébré le 27 février, Sidi Oukal a indiqué que les festivités commémorant cet anniversaire revêtaient une symbolique toute particulière, après le retour à la lutte armée, en riposte à la violation marocaine abjecte de l’accord de cessez-le-feu le 13 novembre dernier. «Le monde entier atteste que le peuple sahraoui est un peuple pacifique au plus haut point, un peuple qui prône la paix et non pas la guerre, mais après 30 ans d’attente, les Sahraouis se sont lassés et sont convaincus que la lutte armée est la voie pour libérer le pays». Le responsable sahraoui a imputé au régime du Makhzen la responsabilité du retour à la guerre dans la région qui demeure exposée «aux pires scénarios», en raison des «visées expansionnistes» du Royaume marocain, rappelant que le régime marocain avait violé l’accord de cessez-le-feu le 13 novembre dernier, après l’agression abjecte contre des civils sans défense dans la région d’El Guerguarat. Il a ajouté que le peuple sahraoui «entretient de bonnes relations avec ses voisins et est enclin à la paix, mais n’acceptera nullement la spoliation de ses terres pour lesquelles il continuera à lutter farouchement». «Nous avons attendu 30 ans pour l’application de la légalité internationale et l’organisation d’un référendum d’autodétermination, mais il s’est avéré que ce choix est inutile, d’où l’importance de poursuivre la lutte armée pour arracher notre droit à l’indépendance et à une vie décente». La situation au Sahara occidental est une réalité sur le terrain qui concerne un des Etats membres fondateurs de l’UA jouissant d’une place sur la scène internationale, a souligné Oukal, affirmant que «le peuple sahraoui qui avait rejeté le vide politique et juridique, après le départ de l’Espagne, a proclamé son Etat, il y a 45 ans de cela». L’Etat sahraoui, poursuit-il, existe de par ses institutions, et à leur tête l’armée, et a su s’affirmer sur la scène internationale par des alliances et des relations diplomatiques avec plusieurs pays partout dans le monde. Ayant débuté le 22 février dans les camps des réfugiés sahraouis de Dakhla, les festivités célébrant l’anniversaire de la proclamation de la RASD seront marquées, le 27 février courant, par l’organisation dans le camps d’Ousserd «parades populaires et militaires», outre la tenue «de portes ouvertes au sein des institutions de la RASD, tout au long du mois de mars». Le SG du ministère de la Sécurité et de la Documentation a, par ailleurs, mis en garde contre «l’expansion du cercle de la guerre dans la région», eu égard aux tentatives des forces de l’occupant d’ériger une nouvelle ceinture de séparation, comme celle d’El Guerguarat à proximité des frontières mauritaniennes. Dénonçant «les allégations et mensonges du régime marocain» sur l’inexistence d’une guerre au Sahara occidental, en faisant le blackout sur les pertes enregistrées, Oukal a dit «ne pas avoir, certes, des chiffres exacts sur ces pertes, mais elles sont, tout de même, importantes». De même qu’il a fait état de «la détermination de l’armée sahraouie à poursuivre la lutte armée jusqu’à l’indépendance», le SG du ministère sahraoui a promis de «nouvelles attaques violentes contre l’armée de l’occupation marocaine dans les tout prochains jours», en vue d’amener le Royaume à se soumettre à la légalité internationale et, partant, permettre l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui.

Une délégation du Conseil de la nation prend part aux festivités Une délégation parlementaire du Conseil de la nation prendra part aux festivités du 45e anniversaire de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), prévues ce samedi dans la wilaya sahraouie d’Aousserd, indique, ce vendredi, un communiqué de la chambre haute du Parlement. Au programme de ces festivités, des interventions officielles des délégations participantes et des parades militaires et populaires ainsi que des activités culturelles et sportives pour mettre en exergue l’histoire et l’authenticité du peuple sahraoui. La participation de la délégation parlementaire algérienne s’inscrit dans le sillage de «la réaffirmation de la position officielle algérienne de soutien aux peuples opprimés et de défense du respect du droit international et du droit des peuples à l’autodétermination». Cette délégation, présidée par le vice-président du Conseil de la nation Ghazi Habri, est composée des membres Mohamed Nafaa Yahiaoui, Mohamed Salemi, Miloud Hanafi et Ilyes Achour.

Joe Biden fait face à «un problème moral et éthique» Le président américain, Joe Biden, fait face à «un problème moral et éthique» en ce qui concerne la question du Sahara occidental, a indiqué, ce vendredi, l’écrivain et chercheur spécialisé dans le monde arabe, John Mason. «Le président américain n’a pas encore tranché au sujet du maintien ou non de la décision de son prédécesseur relative à la reconnaissance» de la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Entre-temps, le Maroc sévit contre les militants sahraouis», a expliqué l’écrivain dans une tribune publiée sur le site Arab America. Le 10 décembre dernier, l’ex-président américain, Donald Trump, avait annoncé sa reconnaissance de la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental en échange de la normalisation des relations entre le régime marocain et l’entité sioniste, alliée des Etats-Unis. L’auteur fera remarquer, en outre, que si l’administration Biden n’annulait pas la proclamation de Trump, les Etats-Unis seraient le seul pays au monde à adopter cette position, le Sahara occidental étant considéré par l’Organisation des Nations unies (ONU) comme un territoire non autonome. Les résolutions de l’ONU prévoient, depuis 1991, l’organisation d’un référendum d’autodétermination au profit du peuple sahraoui. Sur un autre plan, John Mason a signalé que des sénateurs des deux partis (républicain et démocrate) ont appelé le Président Biden a annuler la décision «mal inspirée» de Trump. La «décision brutale» prise par l’ex-président américain, en décembre, reconnaissant la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, a «manqué de vision et sapé plusieurs années d’une politique américaine constante, frustrant un grand nombre de pays africains», avaient indiqué les sénateurs américains dans une lettre adressée à Joe Biden. D’autre part, «la majorité des chefs d’Etat à travers le monde considèrent qu’un référendum d’autodétermination devrait être organisé au Sahara occidental», a rappelé l’écrivain. «Ce n’est pas une coïncidence si la question de la souveraineté du Sahara occidental est liée aux ressources naturelle de ces territoires. Ces ressources ont attiré, initialement l’Espagne colonialiste (…). Les ressources halieutiques, le phosphate, l’agriculture, le fer et les métaux précieux, les énergies solaires et éoliennes sont des ressources que le Maroc convoite depuis des décennies», souligne John Mason.

Le drapeau sahraoui hissé à Melbourne et à Sidney à l’occasion du 45e anniversaire de la proclamation de la RASD Des municipalités et des sièges de fédérations syndicales australiennes dans les villes de Melbourne et Sidney ont hissé, ce vendredi, le drapeau de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), en soutien à la cause sahraouie et en solidarité avec le droit de son peuple à l’autodétermination à l’occasion de la célébration du 45e anniversaire de la proclamation de la RASD, a indiqué le représentant du front Polisario en Australie et en Nouvelle Zélande, Mohamed Kamel Fadel. Dans une déclaration à l’APS, Mohamed Kamel Fadel a indiqué que des amis du peuple sahraoui ont assisté au lever du drapeau sahraoui au siège de la municipalité de Leichhardt dans la ville de Sidney dont le Dr Meredith Berkman et le secrétaire général du Conseil de la Fédération des syndicats dans la municipalité de Ballarat dans la ville de Melbourne, avec la participation des membres de la commission d’amitié australienne avec le peuple sahraoui. Le responsable sahraoui a affirmé que le geste de hisser le drapeau sahraoui durant une semaine dans ces villes tend à exprimer la solidarité des amis de la cause sahraouie avec le peuple sahraoui et son droit à l’auodétermination, et à dénoncer les violations marocaines commises contre les civils sahraouis et les militants des Droits de l’Homme dans les villes sahraouies occupées. Le représentant du Front Polisario a annoncé la tenue d’une conférence virtuelle le 4 mars prochain à la Nouvelle Zélande en présence de parlementaires, outre la création officielle dans ce pays de la commission de solidarité avec le peuple sahraoui.Il a également fait savoir que des parlementaires australiens des partis «des Travailleurs» et «des Verts» vont interpeller le Gouvernement australien sur la cause sahraouie.