6 ème Symposium de l’AIG: Sonatrach compte renforcer sa position dans le gotha mondial

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A general view of the headquarters building of Algerian state energy company Sonatrach in Algiers, Algeria, February 8, 2015. After a deep slide in oil prices, Algeria's state energy company Sonatrach is shifting strategy to offer foreign companies direct negotiations over 20 oil and gas fields in a bid to draw in wary investors and increase output. Picture taken February 8, 2015. REUTERS/Ramzi Boudina EDITORIAL USE ONLY. NO RESALES. NO ARCHIVE

 

Sonatrach compte renforcer sa position dans le  marché mondial notamment en ce qui concerne la commercialisation du gaz  naturel et du GNL, a indiqué dimanche à Oran un responsable du groupe.

Djamel Belhareche a fait savoir, dans une communication inaugurant les  travaux du 6e symposium de l’Association algérienne du gaz (AIG), intitulée « Le rôle de Sonatrach dans un environnement gazier reconfiguré », que ce  groupe déploie depuis trois années de grands efforts dans la diversification des débouchés dans le cadre de l’exportation du gaz naturel et du GNL. Sonatrach compte consolider sa présence dans de  nombreux pays européens, à l’exemple de la péninsule Ibérique, mais aussi renforcer sa réactivité face à la volatilité du marché mondial, en concluant de nombreux contrats de partenariat, en plus de prospections du  marché asiatique. « Sonatrach a toujours su relever les challenges et s’inscrire avec succès dans les évolutions des marchés, sachant que l’environnement actuel offre de nouvelles opportunités et de nouveaux défis ». Sonatrach possède de nombreux atouts pour relever et réussir ces  challenges, notamment des réserves de gaz de 4.300 milliards de mètres cubes, soit une production de 47 ans au rythme actuel de production, en plus d’une réserve importante en gaz non conventionnel. En outre, la compagnie pétrolière algérienne dispose d’une flotte importante de transport du GNL, à savoir une capacité d’un million de  mètres cubes. « L’expertise importante de Sonatrach sur l’amont et l’aval de la production du gaz et la qualité de ses relations avec ses partenaires permet de relever tous les défis dans le marché mondial en pleine mutation depuis quelques années », a affirmé cet expert, signalant l’augmentation de la capacité de production de GNL de l’Australie, de la Russie et des  Etats-Unis. Cependant, « aucun modèle commercial ne s’est réellement imposé dans le marché du gaz ». Dans une communication intitulée « L’Algérie, un potentiel gazier de classe mondiale », un expert d’ALNAFT, Mahmoud Djidjeli, a dressé un état des lieux satisfaisant de la production gazière en Algérie avec, notamment, 124 milliards de mètres cubes par an et un potentiel de gaz non conventionnel  de 871 TCF. L’Algérie se classe également à la 11e place mondiale en matière de réserves et la 10e en matière de production de gaz. Elle possède également trois gazoducs internationaux et 123 centres de traitement. Plusieurs projets sont en cours de réalisation en matière de gaz naturel ou non conventionnel au niveau de plusieurs sites du sud du pays, notamment à Rhourd Nouss, Gassi Touil, Hassi Bekine, Illizi, In Amenas et Timimoun,  ainsi que d’autres d’exploration du gaz en offshore dans une superficie de 150.000 km², ce qui est prometteur, selon l’expert, qui a annoncé que l’Algérie pourra produire du gaz non conventionnel à partir de 2030. Le sixième symposium de l’Association algérienne de l’Industrie du gaz (AIG) de deux jours, organisé sous le thème « Le gaz naturel au centre de la diversification énergétique », s’est ouvert dimanche soir à Oran, en présence du ministre de l’Energie, Mohamed Arkab et de 700 participants.  

L’Algérie produit 99% de son électricité à partir du gaz naturel

 La production d’électricité en Algérie provient  majoritairement du gaz naturel à un taux de 99 %, a précisé dimanche à Oran  le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab. S’exprimant devant la presse, en marge du sixième symposium de  l’Association algérienne de l’Industrie du gaz (AIG) organisé sous le thème « le gaz naturel au centre de la diversification énergétique », le ministre a  indiqué que « 99 % de la production d’électricité en Algérie provient du gaz naturel », soulignant que « le gaz représente une ressource primaire plus propre que les autres ressources fossiles ». « La prédominance du gaz naturel dans le mixte énergétique algérien est due  au fait que le pays est un producteur majeur du combustible et a la volonté politique qui consiste à satisfaire, en premier, la demande domestique ». « Nous sommes parvenus à produire 20.000 mégawatts pour couvrir la demande croissante au niveau national et nous avons 33 stations de production  d’électricité dans le Sud algérien, dont des stations travaillant avec du gaz naturel ». »II faut penser à notre futur énergique et à diversifier son usage au profit de l’énergie algérienne », a estimé le ministre, avant de souligner qu’ « il faut animer l’industrie algérienne et, principalement, l’industrie  pétrochimique autour de ce combustible propre, ce qui sera très bénéfique dans la création d’une vraie valeur ajoutée dans l’économie nationale ». Lors de l’ouverture du sixième symposium de l’Association algérienne de l’Industrie, M. Arkab a mis l’accent sur la diversification des ressources énergétiques qui est devenu « un axe stratégique de notre politique  énergétique. Elle implique d’assurer un équilibre entre impératifs du développement économique et social avec les considérations environnementales tout en veillant à la gestion rationnelle et durable de nos ressources énergétiques ». Le ministre de l’Energie a souligné la prédominance du gaz naturel dans le mix énergétique algérien et son rôle essentiel pour l’amélioration des  conditions de vie des citoyens qui est une des priorités des autorités publiques. Le gaz naturel a « un rôle primordial à jouer dans le mix énergétique durable de demain en tant que source d’énergie peu polluante, car il offre des avantages considérables en raison notamment de sa disponibilité, son accessibilité et sa flexibilité qui peut compléter les ressources d’énergies renouvelables et alternatives émergentes ». Face aux besoins énergétiques d’une population mondiale, le gaz naturel  qui atteindra 9.2 milliards de mètres cube en 2040, principalement dans les pays en développement, est la solution idoine pour garantir rapidement l’énergie et la qualité de l’air tout en assurant les objectifs climatiques ». Les progrès réalisés dans l’Industrie du gaz durant les 15 dernières années, de l’amont à l’aval, témoigne, selon M. Arkab, de la capacité de l’industrie gazière à pousser les limites du possible et à mettre en valeur les avantages du gaz. « A cet effet, de nombreux défis subsistent encore, avant de permettre au  gaz naturel de jouer pleinement son rôle, principalement l’accès à l’énergie. L’industrie du gaz est appelée à redoubler d’efforts pour rechercher les solutions les mieux adaptées et à encourager l’investissement dans les infrastructures en adoptant des business modèles efficients sur le plan techniques et financier », a souligné le ministre. Le sixième symposium de l’Association algérienne de l’industrie du gaz (AIG) a réuni près de 700 participants, selon M. Abdelmadjid Attar, vice-président de l’AIG. Lors de ses deux jours d’échanges, plus de 120 communications, entre  orales et affichées, sont prévues, ainsi que quatre tables rondes. Cette manifestation scientifique a vu la participation des Pdg des groupes Sonatrach et Sonelgaz, ainsi que des cadres de ces groupes qui animeront plusieurs conférences. A noter que le ministre de l’Energie s’est déplacé en fin de journée pour inspecter quelques complexes pétrochimiques relevant du groupe Sonatrach dans la zone industrielle d’Arzew. 

Synthèse  Moussa O