73e session de l’Assemblée générale des Nations unies de l’ONU: La paix en question

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Le débat général annuel de l’Assemblée générale des Nations unies est l’occasion pour les chefs d’État et de gouvernement de se réunir au siège de l’Organisation afin de débattre de questions d’ordre mondial à caractère politique.

A l’occasion de la 73e session de l’Assemblée générale, le secrétaire général a convoqué une réunion de haut niveau sur l’action pour le maintien de la paix afin de renouveler les engagements pris à l’égard des opérations de maintien de la paix des Nations unies. L’initiative lancée par le secrétaire général dans le cadre de l’action pour le maintien de la paix vise à établir une compréhension commune des réalisations et des défis à renouveler les engagements individuels et collectifs des États membres pour renforcer les opérations de maintien de la paix. Le but de cette rencontre d’aboutir à une Déclaration d’engagement commun concernant les opérations de maintien de la paix des Nations unies, qui fait partie de cette initiative, est d’arriver à un effort sans précédent visant à renouveler le soutien politique aux opérations de maintien de la paix des Nations unies. Cette déclaration est le fruit de trois mois de consultations avec les États membres et les organisations internationales et régionales compétentes et contient des engagements de toutes les principales parties prenantes du maintien de la paix, notamment les membres du Conseil de sécurité, les contingents militaires, la police et les contributeurs financiers, les gouvernements hôtes et les organisations régionales et sous-régionales. Dans ce cadre, le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a pris part, à New York, à une réunion de Haut niveau sur la crise syrienne, à l’invitation de Federica Mogherini, Haute représentante de l’Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité. Organisée par l’Union européenne, en marge de sa participation aux travaux de la 73e session de l’Assemblée général de l’ONU, la réunion a été marquée par la participation de nombreux ministres des Affaires étrangères et de représentants d’organisation internationales, soulignant que cette rencontre a pour objectif de «renforcer la mobilisation de la communauté internationale en vue d’accélérer les efforts de règlement de la crise en Syrie». Messahel a réaffirmé, à cette occasion, la position de l’Algérie en faveur «d’une solution politique à la crise syrienne, basée sur le dialogue et la réconciliation, et seule à même de préserver la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Syrie et l’unité de son peuple, dont la volonté souveraine à décider librement de son propre devenir doit être respectée». Il a, dans le même temps, réaffirmé «le soutien de l’Algérie aux efforts de l’émissaire onusien et au processus d’Astana pour parvenir à une solution pacifique qui découlera d’un dialogue constructif entre les différents acteurs syriens». A propos de la lutte antiterroriste, le ministre algé- rien a souligné que : «Cette menace, a-t-il dit, se déplace et démontre une grande capacité de mobilité, de mutation, d’adaptation et d’innovation notamment dans ses modus operandi». Abordant, à ce propos, le cadre institutionnel de lutte contre le terrorisme au niveau international, le ministre s’est félicité du travail accompli par le GCTF, soulignant que «ce Forum s’affirme d’année en année comme une importante plateforme de dialogue, d’échange mais surtout de production de normes, de bonnes pratiques et d’outils communément reconnus comme des contributions particulièrement utiles, enrichissant chaque fois un peu plus l’éventail des instruments que requiert une conduite efficace de la lutte contre l’extrémisme violent et terrorisme». Il a ajouté que la restructuration opérée par le SG des Nations unies au niveau des instances chargées de la lutte antiterroriste constitue, «une réponse opportune qui ne manquera pas d’améliorer l’action commune contre ce fléau dans ses différentes formes d’expression, radicalisation, extré- misme violent ou violence terroriste». Par ailleurs, le représentant permanent de la Syrie auprès des Nations unies a signé, ce samedi, au nom de la République arabe syrienne la déclaration portant code de conduite en marge de sa participation aux travaux de la 73e session de l’Assemblée générale des Nations unies tenue à New York, a ajouté la même source. Le «Code de conduite» a été paraphé par des repré- sentants de plus de 100 pays membres des Nations unies. Ce document souligne que la lutte antiterroriste est une action collective internationale qui doit contenir une réelle volonté politique pour éliminer cette menace en vue d’assurer la sécurité et la prospérité aux peuples du monde, sans ni politisation ni sélectivité. Il appelle également à unir tous les efforts internationaux visant à éradiquer toutes les conditions et les facteurs qui causent la propagation de la menace du terrorisme. Le code de conduite exhorte, en outre, les Etats signataires à «lutter contre la diffusion de l’idéologie extrémiste, l’implication de certaines parties dans le financement, l’armement et le recrutement des groupes terroristes armés et la facilitation de leur déplacement dans tout le monde. Ahsene Saaid