A la lumière du soutien indéfectible du président de la République – «  L’ANP continuera à veiller à l’ancrage de la conscience historique chez les personnels militaires », affirme Gaid Salah

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Le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), a indiqué hier à Alger que le Haut Commandement de l’Armée s’attelle a « ancrer l’esprit de notre glorieuse Révolution de Novembre et ses valeurs nobles parmi les jeunes générations ».

Présidant au Cercle national de l’Armée l’ouverture des travaux du colloque historique intitulé « Le 1er Novembre dans l’histoire militaire…valorisation de l’expérience », le général de corps d’armée a rappelé, dans une allocution, diffusée via visioconférence aux unités et écoles de l’ANP à travers les six Régions militaires, le grand intérêt accordé par le Commandement de l’ANP à l’histoire nationale, en général, et à l’histoire de la Révolution de Libération, en particulier. Mettant en exergue l’importance d’organiser ce colloque, coïncidant avec la célébration du 64ème anniversaire de la Révolution, Gaïd Salah a affirmé: « Nous sommes parfaitement conscients au sein de l’Armée nationale populaire, digne héritière de l’Armée de libération nationale et nous nous attelons sans répit et avec l’aide d’Allah Le Tout-Puissant, à ancrer l’esprit de notre Glorieuse Révolution de Novembre et ses valeurs nobles parmi les jeunes générations loyales, et leur permettre de comprendre le message de Novembre et d’identifier ses dimensions et sa grandeur ». « Notre Révolution mérite d’être glorifiée et notre Armée a droit, aujourd’hui et à jamais, d’être fière de ses profondes racines qui ont su concrétiser cette épopée en l’occurrence l’Armée de Libération nationale.  La flamme de cette fierté brillera autant que rayonnera la grandeur du rôle pionnier assigné à l’Armée nationale populaire », a souligné le général de corps d’armée. « La glorieuse Révolution du 1er Novembre a tracé, avec tout ce qu’elle porte comme nobles valeurs humaines et ferme détermination, la voie de la victoire éclatante et a fait subir au colonisateur français, avec toute sa barbarie et son atrocité, l’amertume de la défaite, et l’a obligé à rebrousser chemin et repartir avec le gout de l’inachevé », a ajouté le chef d’état-major de l’ANP, relevant que la place que la Révolution algérienne occupe dans l’histoire du monde « témoigne clairement de la noblesse de ses valeurs et de la grandeur de ses événements et de ses dimensions ». Le général de corps d’armée a déclaré l’Algérie aura toujours besoin de ses fils fidèles et dévoués pour « renforcer les rangs et booster les efforts soutenus de synergie et de cohésion visant le raffermissement de ses structures et la sauvegarde de notre cher legs ». Dans ce contexte, le Haut Commandement de l’Armée nationale populaire « continuera avec persévérance, et à la lumière du soutien indéfectible de Son Excellence le président de la République, chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, à veiller à l’ancrage de la conscience historique chez les personnels militaires afin qu’elle constitue la voie éclairée et inéluctable avec laquelle seulement on a la conviction que l’Etat algérien indépendant avec tous ses fondements et ses institutions constitutionnelles issues de la Révolution du 1er Novembre, et dont les bases sont reconfigurées, aura toujours besoin de ses fils dévoués dans l’ensemble du territoire algérien avec à leur tête les hommes de l’Armée nationale populaire ». Pour rappel, lors de son dernier message à la nation à l’occasion du 64ème anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika avait mis en avant l’impératif d’accélérer les réformes économiques pour se libérer davantage de la dépendance aux hydrocarbures et des fluctuations de leurs cours sur les marchés internationaux. Le chef de l’Etat a affirmé que « si l’Algérie a réalisé des avancées, motif de s’enorgueillir, en matière de développement sous toutes ses formes, nous devons, cependant, déployer davantage d’efforts pour la prise en charge du reste des besoins sociaux de notre population (…) et relever le défi de l’accélération des réformes économiques et de la diversification du produit national pour mieux se libérer de la dépendance aux hydrocarbures et des fluctuations de leurs cours sur les marchés internationaux ». Après avoir rappelé que la Glorieuse révolution a été après l’indépendance, « l’amorce d’un vaste processus de construction et d’édification », le Président Bouteflika a souligné que les réalisations de l’Algérie indépendante sont à appréhender par rapport à la situation prévalant le recouvrement de notre liberté, une situation marquée par plus d’un quart de notre peuple déplacé, un encadrement administratif quasi inexistant, un analphabétisme généralisé, une pauvreté régnante et des richesses naturelles encore sous l’emprise du colonisateur. L’Algérie était perçue, alors, comme un « Etat réussissant son décollage économique », et un Etat s’illustrant aussi par son rôle pionnier en matière de soutien aux droits des peuples colonisés et persécutés, et à l’avant-garde du combat mené par les peuples du Sud pour l’instauration d’un nouvel ordre économique mondial et la valorisation des richesses naturelles des peuples, notamment hydrocarbures, a indiqué le chef de l’Etat. Il a rappelé, à ce propos, que cet élan a été stoppé en raison des fluctuations de cours du pétrole qui ont paralysé le processus économique du pays, et « à cause d’un laxisme politique », l’Algérie a sombré dans la spirale du chaos, du terrorisme et de la destruction, d’où « les facteurs de la tragédie nationale, dont a souffert notre peuple pendant presque une décennie ». Le président de la République est revenu, par ailleurs, sur les conditions dans lesquelles il a pris les commandes du pays, indiquant « il y a presque 20 ans, vous m’avez honoré de votre confiance, ô combien précieuse, alors que notre pays traversait une conjoncture difficile et que l’environnement international nous avait banni et imposé un embargo non déclaré ». Il a ajouté que « ensemble, et fort de notre foi et puisant dans les référents de notre religion et dans les valeurs de la Déclaration de la Glorieuse Révolution de Novembre, nous sommes parvenus, Dieu merci, à redresser la situation et à enclencher une phase de reconstruction, en nous attelons à la concrétisation de tant de vos aspirations légitimes ». Parmi les principales réalisations concrétisées durant cette période, le Président a cité la paix et la réconciliation nationale permettant à l’Algérie de renouer avec la quiétude et la sécurité, étant des conditions sin qua non pour tout développement, construction ou progrès. Les institutions et structures de l’Etat ont retrouvé leur activité « dans le cadre de la pleine légitimité » périodiquement exprimée à travers les urnes. A cela s’ajoute, poursuit le chef de l’Etat, la réforme de l’appareil judiciaire et législatif pour l’instauration d’Etat de droit, un processus, sanctionné par une profonde révision de notre Constitution, une révision qui a conforté les droits du citoyen et de la femme en particulièrement, et consolidé les composantes de l’identité nationale, notamment le Tamazight, langue commune à tous les Algériens et Algériennes. Dans ce même sillage, les capacités de l’Armée nationale populaire (ANP), digne héritière de l’Armée de libération nationale (ALN) ont été fortifiées par des moyens humains et matériels, qui en ont fait « une armée professionnelle, au sens propre du terme, et un bouclier solide qui préserve la sécurité du pays, des citoyens et la souveraineté territoriale de l’Algérie », a ajouté le Président Bouteflika, qui s’est incliné, en cette occasion à la mémoire des martyrs, parmi les éléments de l’Armée et des corps de sécurité tombés au champ d’honneur en accomplissant le devoir national. L’Algérie a connu aussi, tout au long de ces deux décennies, un processus de développement intégré qui a touché la totalité du territoire national, « un processus qu’aucun oublieux soit-il ne peut nier ou occulter ». Evoquant la vertigineuse chute des cours du pétrole, il y a quatre ans, le chef de l’Etat a rappelé la décision souveraine de procéder au paiement par anticipation la dette extérieure, qui a épargné à l’Algérie de nombreux effets négatifs du à la baisse des prix des hydrocarbures. Le Président Bouteflika a souligné, en outre, les atouts dont dispose l’Algérie et qui lui permettant d’aller de l’avant, à la condition de demeurer attachée à certaines valeurs », mettant en tête d’elles « nos référents spirituels et les objectifs, tracés par la Déclaration du 1er Novembre pour l’Algérie indépendante, notamment l’édification d’un Etat démocratique et social dans le cadre des préceptes de l’Islam ». Rappelant que « l’Algérie évolue dans un environnement marqué par des crises multiformes dans notre voisinage, notamment le terrorisme, le trafic de drogue et d’armes, le crime organisé et tant d’autres fléaux », le président de la République a exhorté les Algérien à « davantage d’efforts pour préserver notre identité et notre Algérianité dans un monde d’hégémonie culturelle ».

T.Benslimane