Abdelhafid Djeghri,directeur des prestations à la CNAS : «Le contrôle médical est l’outil de préservation du système»

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La Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés a organisé, hier, la 3e session de formation au profit des journalistes, sous le thème «Les médias nos partenaires et notre soutien», dans le cadre de sa stratégie d’ouverture sur les medias, et de la vulgarisation de ces nombreuses opérations de modernisation et de nouveaux services dédiés aux assurés sociaux. Cette séance dédiée aux journalistes de la presse écrite et audiovisuelle, a porté sur deux volets intimement liés à savoir, les procédures de contrôle médical ainsi que le contrôle administratif des arrêts de travail. C’est à ce propos, que dans son introduction Mahieddine Ouagnouni, directeur du contrôle médical, a mis l’accent sur les accidents de travail et leurs caractéristiques indispensables, ainsi que leurs conditions de validation auprès de la CNAS. Il a noté à ce propos «est considéré comme accident de travail tout accident ayant entraîné une lésion imputable à une cause soudaine extérieure survenue dans le cadre de la relation de travail», «les caractéristiques indispensables au terme accident sont, la cause extérieure, la soudaineté et les lésions engendrées» at-il précisé. Ajoutant que la tâche de la Caisse d’assurance maladie n’est pas si aisée, puisque définie par des textes législatifs d’une part et par les carences des assurés a respecter toutes les formalités. Mahieddine Ouagnouni a également ajouté «les travailleurs ont droit à la réparation même en cas de carence de l’employeur en matière de cotisations via des poursuites et des pénalités». Mettant l’accent sur les indemnités relatives aux incapacités partielles permanentes ainsi que les diffé- rents taux appliqués, il a indique que tout assuré est pris en charge à condition de remplir les conditions requises». C’est à ce propos que Abdelhafid Djeghri, directeur des prestations à la CNAS, a abordé quant à lui plusieurs axes liés à l’encrage juridique, les obligations de l’assure social, l’objet du contrôle administratif, ainsi que les résultats enregistrés suite au contrôle administratif des arrêts de travail. Lutter contre les arrêts maladies de complaisance fait partie intégrante de la stratégie mise en place par la CNAS pour permettre aux malades effectifs de bénéficier des prestations adé- quates en matière de prise en charge, notant «le système de réparation des accidents de travail est très large en Algérie, et le contrôle médical est l’outil de préservation du système», a-t-il expliqué. Abordant le volet du contrôle «la CNAS peut soumettre l’assuré au contrôle médical à son domicile pendant son arrêt de travail, au risque de se voir privé de toute prise en charge s’il est absent et dans l’incapacité de présenter de justificatif recevable dans les délais convenus». «C’est dans ce cadre que les arrêts de travail devront impérativement stipuler des autorisations de sortie limitées ou illimitées dans le temps», a-t-il ajouté. Le directeur des prestations a par ailleurs précisé, lors de son intervention, que la prise en charge des soins ou prestations en nature consiste en un remboursement des frais des soins de santé curatifs ou préventifs (prestations en nature). Les prestations concernent les actes médicaux, chirurgicaux, d’imagerie médicale, d’analyses biologiques, les produits pharmaceutiques, l’hospitalisation, les soins et prothèses dentaires, l’appareillage, l’optique médicale, le planning familial, la rééducation et la réadaptation professionnelle, les cures thermales ou spécialisées, le transport sanitaire et le déplacement du malade. Le remboursement s’effectue au taux minimum de 80% des tarifs fixés par voie réglementaire et sans limitation de durée, sauf pour les cures thermales qui sont limitées à 21 jours. Ce taux est porté à 100%, notamment en cas de maladie de longue durée ou chronique, pour des actes importants ou en raison de la situation sociale de l’assuré. Concernant les bilans de la Caisse nationale d’assurance maladie, les chiffres sont plus qu’évocateurs en effet marqués par une baisse de 10% des dépôts des arrêts de travail, 386 955 jours de travail n’ont pas été indemnisés car ne répondant pas aux conditions en vigueur, parallèlement un peu plus de 17 milliards de dinars ont été dépensées dans le cadre des indemnités journalières des assurés. Et c’est bien pour les tenir les assures sociaux informés en temps et en heure que la CNAS déploie toute une stratégie d’information et de vulgarisation des services proposés via les médias, mais également les réseaux sociaux, ont ajouté les responsables présents cette occasion, stipulant que la CNAS veut, à travers cette initiative, permettre aux médias nationaux de contribuer à l’instauration d’une culture de sécurité sociale auprès des citoyens, soulignant également l’importance de la complémentarité entre la Caisse et les médias, au service du citoyen. Rappelons, à cet effet, que la CNAS a enregistré, durant le premier semestre 2016, quelque 908 interventions radiophoniques, 79 interventions télévisuelles et 880 articles de presse parus durant la même période.