Agriculture et développement rural: Omari installe un Comité de suivi des concours pour promouvoir l’esprit de compétitivité

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Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Chérif Omari, a présidé, avant-hier, à Alger, la cérémonie d’installation du Comité national de mise en œuvre et de suivi des concours agricoles visant à instaurer l’esprit de compétitivité pour la promotion de la production locale.

Lors de la cérémonie d’installation, organisée au siège de la Chambre nationale d’agriculture (CNA), Chérif Omari a insisté sur l’importance de cette initiative en tant que moyen pour mettre en exergue la diversité et la qualité du produit national et promouvoir la production à travers la création d’un climat de compétitivité au profit des agriculteurs sur l’ensemble du territoire nationale, ce qui permettra «de renforcer le marché national et de trouver des marchés extérieurs en vue de la diversification des exportations du pays». Le président de la CNA, Ladjal Bounoua Doubi a été désigné à la tête de ce comité, qui compte un directeur de la formation et de la vulgarisation agricole, un directeur de la régulation de la production agricole, un directeur des services vétérinaires, un directeur de la protection des végétaux et du contrôle technique, les présidents des Conseils nationaux interprofessionnels des différentes filières agricoles et un représentant des associations nationales professionnelles de chaque filière. Concernant les lauréats de ces concours consacrés aux différentes filières, Omari a fait savoir que ces derniers devront bénéficier de plusieurs avantages. «L’agriculteur ou l’éleveur lauréat sera reconnu comme producteur de référence au niveau de sa région, voire national, et aura la priorité pour participer aux expositions et manifestations nationales et internationales à même d’être le meilleur ambassadeur de la production locale», a-t-il poursuivi. Le ministre a affirmé que cette compétition permettra de mettre la lumière sur la qualité du produit national à travers les régions et zones rurales et de faire connaître la grande diversité des produits naturels. Soulignant, dans ce sens, que son secteur œuvre à la labellisation du plus grand nombre de produits, Omari a fait état d’un «grand atelier regroupant des acteurs du secteur en vue d’aider les agriculteurs et les éleveurs dans les démarches nécessaires pour la labellisation de leurs produits». À cette occasion, le ministre a insisté sur le rôle des chambres agricoles dans l’accompagnement et l’encadrement des professionnels ainsi que dans l’organisation des manifestations et concours, plaidant pour l’activation de l’orientation agricole, d’autant qu’il existe 28 chambres agricoles à travers le pays, a-t-il dit.

Par ailleurs, il a indiqué que le Plan d’action du Gouvernement 2020-2024 misait «beaucoup» sur le secteur de l’Agriculture» en tant que vecteur essentiel pour redynamiser l’économie et relever le défi de la sécurité alimentaire dans le cadre de la diversification de l’économie nationale et la promotion des exportations. Concernant le manque de ressources en eau pouvant impacter les quantités de production, notamment de céréales et de l’élevage, le ministre a rassuré que le secteur a pris des mesures «proactives», notamment en ce qui concerne les céréales en vue de mobiliser et exploiter toutes les capacités «d’irrigation d’appoint». Le secteur de l’Agriculture a engagé une réflexion pour trouver des grains qui s’acclimatent aux conditions dures (sécheresse et faible pluviométrie) en vue d’éviter toute pénurie en production, a-t-il fait savoir. Le ministère veille à encourager une agriculture intelligente et scientifique avec l’association des spécialistes et chercheurs, a-t-il poursuivi saluant, à ce propos, l’installation d’unités de recherches dans les Instituts techniques relevant du secteur lesquelles permettront une meilleure maîtrise des techniques agricoles et une exploitation optimale et durable des ressources agricoles. S’agissant de la surproduction, le ministre a fait état d’un surplus dans plusieurs filières, et ce, grâce aux efforts des fermiers et agriculteurs, mais aussi, au soutien de l’État et a l’encadrement technique. «La surproduction a permis la couverture du marché national et l’arrêt de l’importation de certains produits. Certaines filières ont enregistré une surproduction, à l’instar de la pomme de terre, de l’ail et de la pomme», a-t- dit. À la question de savoir si le Gouvernement envisageait l’importation de viandes rouges pour répondre aux besoins du marché national, le ministre a déclaré que «si l’importation de viandes rouges s’imposait autant importer des bœufs vivants, ce qui permettra de faire travailler les abattoirs et les transporteurs et partant créer une valeur ajoutée et de nouveaux emplois», a-t-il estimé.

Moussa O. / Ag.