Aïd El Adha: Appel au respect des mesures barrières

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Algerie: 23.07.2020 Recul remarquable des points de vente anarchiques des moutons pour l’Aïd El Adha à Alger.

Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a appelé hier les citoyens qui accomplissent le rituel du sacrifice, Aïd El Adha, au respect des précautions pour éviter les risques de contamination, notamment ceux liés au kyste hydatique et au coronavirus (Covid-19).

Le ministère a recommandé de prendre «toutes les dispositions» pour faire contrôler le mouton sacrifié par le vétérinaire. Il a précisé que si le contrôle n’est pas possible, le citoyen doit «examiner avec précaution» les abats (foie, poumons) et les autres viscères de l’animal sacrifié à la recherche des kystes ou vésicules (boules d’eau), bouillir ou brûler les abats et les autres viscères de l’animal sacrifié qui portent des boules d’eau, et enterrer les abats et les autres viscères de l’animal sacrifié qui portent des boules d’eau, profondément sous terre (50 cm) de façon à ce que les chiens errants ne les déterrent pas. Il est recommandé, dans le même cadre, de ne pas abandonner dans la nature les abats et les autres viscères du mouton qui portent des boules d’eau, ne jamais donner les abats et les autres viscères de l’animal sacrifié qui portent des boules d’eau à des chiens, car ils constituent le réservoir du parasite, et de ne pas jeter les abats parasités de l’animal sacrifié avec les ordures ménagères (ce qui constitue de la nourriture pour les chiens errants). En cas d’élimination de la peau (toison) du mouton, il convient de la jeter dans les endroits prévus à cet effet, ajoute le communiqué, appelant à ne pas oublier les règles élémentaires d’hygiène, à se laver les mains avant les repas, et à se laver les mains après avoir caressé un chien. Le ministère de la Santé a indiqué, par la même occasion, que «des mesures préventives additionnelles doivent être observées dans le contexte du Covid-19 sur toute la chaîne allant de la mise en vente des animaux jusqu’au jour du sacrifice». À cet effet, les citoyens sont appelés à limiter les contacts inutiles sur les lieux d’achat et d’abattage, respecter la distanciation sociale, le port de masque et lavage ou désinfection des mains avant et après toute manipulation sur le sacrifice (toucher-saigné), éviter le soufflage du sacrifice par la bouche lors de l’abattage, nettoyer et désinfecter les lieux de vente et d’abattage, ainsi que les outils utilisés avec de l’eau de javel 12 diluée au 1/10 (1 dose d’eau de javel 12 pour 9 doses d’eau), et à collecter l’ensemble des déchets dans des sacs étanches avant leur élimination. Avec la hausse inquiétante des contaminations au coronavirus et les proportions inquiétantes prises par la propagation de la pandémie, les citoyens sont de nouveau interpellés par les pouvoirs publics afin qu’ils se conforment aux mesures de prévention. sEt pour cause, en dépit des sacrifices consentis par les personnels de la santé, tous corps confondus, depuis l’apparition du Covid-19, les choses ne semblent pas pour autant s’améliorer en raison du non respect des mesures prises par le gouvernement pour juguler ce virus. C’est la raison pour laquelle, les citoyens sont appelés à la nécessité de persévérer dans le respect des mesures de prévention. Parallèlement à cela, les différents services de sécurité, ainsi que les organisations et le mouvement associatif intensifient leur présence sur le terrain ces derniers jours pour sensibiliser les citoyens au port du masque protecteur et les inciter à respecter les mesures préventives contre la propagation du coronavirus. Ils multiplient leurs sorties dans toutes les régions du pays, ciblant notamment les marchés et les grands espaces commerciaux, afin de sensibiliser les citoyens au port des bavettes et de veiller à la stricte application des mesures de protection contre l’épidémie. En revanche, la réglementation en vigueur sera strictement appliquée, notamment en ce qui concerne le masque de protection qui doit être porté par toutes les personnes et en toute circonstance sur la voie et les lieux publics, les lieux de travail, ainsi que dans tous les espaces ouverts ou fermés recevant le public. Visant à asseoir la culture du port de masque dans les lieux publics, ces mesures se veulent à la fois répressives, mais aussi sensibilisatrices des citoyens quant à l’impératif du respect des gestes de protection contre la pandémie du Covid-19. Pour venir à bout de l’épidémie et en finir rapidement avec la situation actuelle, les appels sont réitérés, notamment en direction des jeunes, pour faire preuve de patience face à l’effort qui reste à fournir et à interagir positivement avec les mesures préventives exceptionnelles. Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait indiqué récemment qu’il est «bien établi aujourd’hui que plus nous nous soumettons aux mesures préventives, tant chez soi que dans les administrations et la rue, plus rapidement nous en finirons avec cette épreuve afin de renouer avec notre quotidien, et partant, avec la vie économique qui reprendra, assurément, avec dynamisme pour l’édification d’une économie nouvelle, diversifiée et affranchie de la dépendance aux hydrocarbures, garantissant à tous la prospérité dans le cadre d’un Etat démocratique, fort et juste». Pour lui, «l’insouciance et la négligence empêcheront, indéniablement, la concrétisation de cet objectif et feront subir à notre pays davantage de pertes, alors faites montre de patience, de discipline et de sens de responsabilité car les efforts seuls de l’Etat, quels que soient ses moyens matériels et humains, resteront insuffisants tant que le citoyen ne joue pas son rôle pour l’éradication de cette pandémie». Il a également soutenu que «le peuple algérien a prouvé, à maintes reprises, qu’il est un peuple de défi dans les grands moments décisifs, et comme il a déjà triomphé à chaque rendez-vous avec l’histoire, il triomphera aujourd’hui, grâce à Allah. Il n’y a nul choix pour les peuples vivants, que celui de la victoire». Par ailleurs, le président de la République avait assuré que la crise que traverse l’Algérie est conjoncturelle et non structurelle. Cela laisse supposer que la roue de l’économie nationale, affectée par la pandémie du coronavirus et la chute des prix du pétrole, sera relancée prochainement. Cette crise sanitaire et pétrolière a créé en Algérie une situation difficile, mais loin d’être catastrophique.

Pour le président de la République, l’Algérie pourra avoir dans deux années une croissance économique forte pour peu que des hommes d’affaires intègres s’impliquent Partant de ce constat, le gouvernement compte mettre tous les atouts de son côté pour gagner le pari de la relance de la machine économique en veillant à la levée de tous les verrous se dressant devant les investisseurs nationaux et étrangers à travers la loi de finances complémentaire qui constituera le début d’une rupture et l’occasion de construire un système économique réel. Pour ce faire, le Premier ministre a assuré que tous les verrous qui empêchent l’investissement national et étranger vont disparaître, dans le cadre de LFC, assurant que ce texte va donner une nouvelle dynamique et une autre vision à l’investissement. Cette loi va être le début d’une rupture progressive et de la construction d’un système économique réel et elle va mettre un terme à tout ce qui a été fait pour bloquer les investissements et pour empêcher l’Algérie de construire une réelle économie, avait-il expliqué. Il est question, dans le cadre du premier axe, de développer la ressource humaine, de reconstruire le système national de santé, de réformer l’école et de l’université algérienne. Le deuxième axe portera, quant à lui, sur la transition énergétique et l’exploitation des énergies renouvelables afin de ne plus dépendre de la rente pétrolière, tandis que le troisième axe sera focalisé sur l’édification de l’économie de la connaissance dans l’objectif de moderniser le pays. «Ce sont-là des objectifs nobles auxquels les Algériens doivent croire et pour lesquels ils sont appelés à travailler pour redonner à notre pays un rôle sur le plan international et sa place qu’il mérite», avait relevé M. Djerad, tout en faisant remarquer que l’Algérie dispose de compétences et d’une élite en mesure de concrétiser ces projets et de relever le défi du développement. Assurant que le gouvernement avait établi un diagnostic sur la situation de l’économie nationale, l’intervenant a mis en exergue la vision de l’Exécutif de procéder de manière «sereine» pour «ne pas refaire les erreurs du passé» en vue de mettre en place une «approche pragmatique» devant permettre de sortir le pays d’une crise multidimensionnelle. Il a ajouté dans ce sillage que le pays dispose de moyens financiers suffisants pour dépasser la crise économique, mettant en avant l’adoption d’une approche «pragmatique et réaliste» par le gouvernement qui tient compte des difficultés actuelles, appelant les Algériens au dialogue et au patriotisme ainsi qu’a tenir compte de la volonté politique pour reconstruire leur pays. En effet, les mesures prises par les pouvoirs publics pour la prévention et la lutte contre la pandémie, impactent directement la vie économique et l’emploi, ce qui nécessite une solidarité nationale d’envergure pour le maintien de l’activité économique, la préservation de l’emploi et la prise par l’Etat de mesures de régulation rendues nécessaire par cette conjoncture. En tenant compte des différentes mesures déjà mises en œuvre par les pouvoirs publics dans les domaines bancaire, fiscal, parafiscal et des marchés publics, l’effort commun devra s’orienter d’abord sur l’évaluation, par secteur d’activité, des impacts de la crise sanitaire sur la situation financière et de l’emploi des entreprises. La concertation devra être focalisée également sur le maintien de l’activité économique dans le strict respect des mesures de prévention et de lutte contre le coronavirus ainsi que la prise de mesures pour la survie des entreprises impactés et la préservation de l’outil national de production et de réalisation. Le troisième thème de la concertation portera sur les modalités de mobilisation et de gestion de la sphère économique face à cette conjoncture exceptionnelle que traverse le pays, afin de sauvegarder l’emploi et préparer la reprise de la croissance. Dans ce contexte, et pour assurer la dépendance vis-à-vis des hydrocarbures, le président de la République avait appelé à prioriser l’investissement dans les produits agricoles assurant la sécurité alimentaire du pays. Il s’agit ici d’encourager les filières céréalières, notamment le maïs, ainsi que les filières à même de couvrir les besoins nationaux en sucre, huile et céréales.

  1. Benslimane