Algérie-Hongrie: La coopération dans le domaine des TIC thème d’un symposium à Alger

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L’Algérie et la Hongrie ont exploré, ce mardi, à Alger, les opportunités et les axes de coopération dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC), à la faveur de la 2e édition du Symposium algéro-hongrois réunissant une cinquantaine d’entreprises algériennes et une douzaine autres hongroises.

Après une 1e édition tenue en 2015, jugée «positive» par les deux parties, le symposium algéro-hongrois sur les TIC est réédité cette année sous le thème de e-Gouvernance et se déclinant sous formes de séminaires et de rencontres B 2 B, impliquant une cinquantaine de sociétés algériennes et une douzaine d’autres hongroises, toutes versées dans
les différentes spécialisations relevant du secteur des TIC.

La rencontre d’une journée devant, ainsi, permettre à ces dernières d’explorer les opportunités et autres axes de coopération, d’investissements et d’échanges dans un secteur que les gouvernements des deux pays sont engagés à promouvoir davantage,
a-t-on expliqué de part et d’autre. Pour l’Algérie, il s’agit de concrétiser la nouvelle stratégie définie pour les années 2018-2020, avec des enjeux essentiels comme l’amélioration de la qualité des services ainsi que la mise en place d’une législation rassurante pour les investisseurs, a expliqué le directeur du Développement et de Sécurisation des Systèmes informatiques au ministère de la Poste, des Télécommunications, des Technologies et du Numérique, Mohamed Seddik.

Détaillant les phases d’évolution du secteur en Algérie, il a rappelé que le pays est passé du 114e rang mondial en 2012 au 103e à fin 2016, en matière d’Indice de développement des TIC, alors que le nombre d’abonnés à Internet est passé, à cette même période de référence, à près de 29 millions et que l’on y compte 1182 fournisseurs des e-services.
Le même responsable est revenu, en outre, sur le «nouveau tournant» marqué par la nouvelle loi promulguée en 2000 ayant mis fin au monopole de l’Etat dans le domaine des TIC, avant d’évoquer la stratégie quinquennale mise en place en 2008 par des spécialistes, incluant pas moins de 1000 actions à entreprendre et engageant environ 4 milliards $ d’investissements financiers. «Cette stratégie, a-t-il déploré, n’a pu être menée à bon port en raison entre autres, de l’absence de prise en compte des interdépendances connectées et de la non-affectation des ressources financières, pour certains aspects. D’où la nécessité d’une nouvelle approche, laquelle est à même d’offrir des opportunités certaines aux potentiels investisseurs hongrois», a-t-il suggéré. «La coopération algéro-hongroise dans
le domaine des TIC se dessine de mieux en mieux et le dialogue intergouvernemental à ce sujet gagne du terrain», a déclaré, de son côté, l’ambassadeur de Hongrie, Helga Pritz,
à l’ouverture de cette rencontre dont elle dira qu’elle témoigne de l’engagement des deux gouvernements à développer les TIC dans les deux pays.

Assurant que les Hongrois sont ouverts à «partager et à échanger» les expériences respectives dans ce secteur du futur, elle a informé que cette question sera au menu de la 2e session de la Commission économique mixte algéro-hongroise, prévue en décembre prochain à Alger, avant d’exprimer sa «satisfaction» quant au grand succès ayant couronné la 1e édition de ce symposium. Relevant les ambitions et les développements à grande échelle de l’Algérie en matière de TIC, Pritz a jugé important de faire rencontrer les entreprises des deux pays, encourageant ces dernières à bénéficier et à échanger au maximum de cette rencontre. Elle a fait savoir, en outre, que le gouvernement hongrois offre annuellement une centaine de bourses d’enseignement à des étudiants algériens, notant que ces derniers sont de plus en plus nombreux à choisir la filière des TIC pour leurs masters ou leurs thèses de doctorat. De même que l’ambassade de son pays initie des actions, permettant aux étudiants de rencontrer des entreprises intéressées par une coopération bilatérale, de part et d’autre, de sorte à ce qu’ils puissent intégrer
des programmes de recherche et de développement.