Algérie – Hongrie: Les deux pays veulent solidifier «des relations anciennes basées sur une étroite amitié»

0
115

Le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum a mis l’accent, lors d’une audience accordée au ministre hongrois des Affaires étrangères et du commerce extérieur, Peter Szijjarto sur la nécessité d’approfondir le dialogue politique établi entre les deux pays au «service du partenariat bilatéral».

«Nous avons évoqué l’approfondissement du dialogue bilatéral politique établi entre nos deux pays, au service du partenariat algéro-hongrois», a déclaré M. Boukadoum au terme de l’audience qui s’est déroulée au siège du ministère des Affaires étrangères. Les discussions entre les deux parties ont porté sur «les voies d’appui des relations bilatérales à même de les conduire vers de meilleurs perspectives, outre les questions régionales et internationales d’intérêt commun». L’Algérie et la Hongrie sont liées par «des relations anciennes basées sur une étroite amitié», a-t-il rappelé. La rencontre a porté sur l’éventualité de tirer profit de l’expérience hongroise «réussie et qui mérite d’être connue» pour un passage de l’économie dirigée à une économie de marché voire à l’économie ouverte, a-t-il ajouté, précisant que cette expérience «est reconnue au plan international, particulièrement en cette conjoncture où l’Algérie aspire à diversifier son économie et accéder aux marchés internationaux». A ce propos, M. Boukadoum a fait part de la signature de «4 mémorandums d’entente pour soutenir la coopération économique et culturelle» entre les deux pays, citant «les bourses d’étude, les archives, la formation professionnelle et la coopération entre l’Institut diplomatique et des relations internationales (IDRI) et l’académie diplomatique hongroise». Le ministre hongrois des Affaires étrangères, a pour sa part, indiqué que l’immigration clandestine représentait «un des plus grands défis comportant des risques sécuritaires», décriant la politique «erronée» de Bruxelles en la matière, une politique, a-t-il dit, qu’«il est temps de changer». D’ailleurs, la Hongrie considère les Etats de l’Afrique du Nord comme des «associés et amis dans le traitement de ce phénomène», a-t-il soutenu. Dans le même sillage, M. Szijjarto a évoqué avec le ministre des Affaires étrangères «la situation des pays africains exportateurs de réfugiés et de migrants clandestins vers l’Europe, une situation de plus en plus déplorable», mettant en garde contre «les risques sécuritaires que représentent les groupes terroristes et la propagation de l’extrémisme religieux, en sus des mauvaises conditions économiques aggravées par la pandémie de la Covid-19». Prévoyant l’augmentation du nombre de migrants clandestins vers l’UE, le responsable hongrois s’est dit convaincu que «l’appui de la coopération entre l’UE et les pays africains est à même de juguler ce phénomène»

Farid A.