Amendements des statuts de la FAF: Le niet du MJS !

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Dans un communiqué adressé, hier, à l’attention de toutes les fédérations sportives nationales, le ministère de la Jeunesse et des Sports leur rappelle qu’elles ne sont autorisées d’amender leurs statuts et les codes électoraux qu’après la tenue de leur assemblée générale élective (AGE).

«Cette décision a été prise dans le cadre des dispositions de la loi N° 13-05 du 23 juillet 2013 et relative à l’organisation et au développement des activités physiques et sportives et de la réglementation en vigueur», indique le MJS. Ce qui met la FAF dans une situation très embarrassante par rapport aux instances internationales, notamment la Fifa qui exige la mise en conformité des statuts dans les brefs délais. Comme elle le précise dans sa correspondance envoyée à la FAF, il y a quelques semaines et dans laquelle elle insiste sur  «l’importance du nouveau cadre statutaire et réglementaire qui permettra de garantir un processus électoral démocratique et indépendant supervisé par des comités électoraux indépendants». La Fédération internationale de football menace par ailleurs les récalcitrants de sévères sanctions, s’ils ne s’exécutent pas. «Dans l’hypothèse où les nouveaux textes révisés dans ce sens n’étaient pas adoptés avant les prochaines élections, nous serions contraints de présenter la situation des Fédérations aux organes compétents de la FIFA pour une prise de décision. Dans ce contexte, nous invitons les Fédérations à nous informer dès que possible de la date fixée pour l’adoption des nouveaux textes», ajoute la missive de la Fifa. Du coup, Zetchi se trouve entre le marteau et l’enclume. D’ailleurs, il n’a pas manqué de le souligner la semaine dernière, en marge de l’inauguration de l’Académie de formation  de la FAF à Sidi Bel-Abbès. «Cela fait plus d’une année que nous sommes sur ce dossier d’adoption des statuts généraux de la FAF, et ce, en collaboration avec la FIFA. Il faut savoir que la mise en conformité de nos statuts avec ceux de la FIFA est obligatoire. Nous sommes donc dans l’obligation, et je dis bien dans l’obligation, de mettre en conformité les statuts de la FAF avec ceux de la FIFA avant la tenue d’une quelconque AG élective», a-t-il déclaré. Son appel n’a visiblement pas été entendu par la tutelle qui tient à l’application de la réglementation, notamment la loi N° 13-05 du 23 juillet 2013. Une décision qui va dans le sens des autres candidats au poste de président de la FAF, dont Walid Sadi qui a publié dernièrement une lettre dans laquelle il demande l’intervention du MJS pour empêcher l’actuel Bureau fédéral d’amender les statuts de la FAF avant les élections. Pour lui, la menace de la Fifa n’existe, c’est juste une manœuvre orchestrée par Zetchi et son équipe pour éliminer des concurrents gênants. Cela dit, la correspondance de la Fifa a bien été envoyée à la FAF. Cette dernière est dans l’obligation de s’y conformer si elle ne veut pas se mettre en infraction et risquer un bannissement sur la scène internationale. L’assemblée générale de la FAF est programmée pour le 20 mars prochain. D’ici là, il est impératif de trouver un compromis qui arrange toutes les parties et que chacun fasse des concessions, surtout que l’entêtement conduit indéniablement vers un chemin sans issue. Il n’y a pas d’autre alternative, à moins de vouloir défier la Fifa…

Ali Nezlioui