APN: Les députés valorisent les deux projets de loi relatifs au régime  électoral et à l’Autorité indépendante des élections

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Les membre de l’Assemblée populaire nationale  (APN) ont valorisé, hier, le contenu du projet de loi relative à  l’Autorité nationale indépendante en charge des élections et le projet de  loi modifiant et complétant la loi électorale, étant à même de réaliser les  revendications du Hirak populaire, notamment en matière d’organisation  d’une élection présidentielle régulière.

Lors d’une séance de débat qui s’est déroulée en présence du ministre de  la Justice, Garde des Sceaux, Belkacem Zeghmati, et présidée par son  président Slimane Chenine, les députés de l’APN ont salué, dans ce sens,  les mesures contenues dans le projet de loi relative à l’Autorité nationale  indépendante en charge des élections, en écartant l’administration de  l’organisation des élections, et en accordant à ladite Autorité l’autonomie  administrative et financière, outre le statut de personne morale. Les députés du parti du Front de Libération nationale (FLN), en  l’occurrence Ferhat Argueb, Ali Merabet et Abdelhamid Si Afif (FLN), ont  mis en avant, à ce titre, le contenu de ce projet qui constitue « un saut  qualitatif en matière d’organisation des élections, dont toutes les étapes  ont été confiées à une Autorité jouissant de larges prérogatives lui  permettant de réaliser la régularité et la transparence des échéances  nationales ». Cette Autorité, ont ils soutenu, « est à même de concrétiser et approfondir  la démocratie et de promouvoir le régime électoral pourvoyant à  l’alternance pacifique au pouvoir, ce qui traduit les aspirations du  peuple, exprimées durant le mouvement populaire pacifique ».   Les députés du Rassemblement national démocratique (RND), notamment Tayeb  Mekadem, Houda Talhi, Omar Boulifane et Houria Mounia Laouadi, ont  valorisé, également , le contenu du projet de loi relatif à l’Autorité  nationale indépendante des élections, en particulier ce qui concerne les  prérogatives confiées à cette dernière et l’éloignement de l’administration  du scrutin, ce qui permet, ont ils expliqué, de rétablir la confiance entre  l’électeur et son Etat et de réduire l’abstentionnisme. Dans ce sens, ils  ont proposé l’organisation de conférences et de tables rondes pour  vulgariser la teneur de ce texte à l’adresse des citoyens. S’agissant du projet de loi modifiant et complétant la loi organique  relative au régime électoral, la majorité des intervenants, toutes  obédiences confondues, ont souligné la pertinence de ce texte, notamment  l’obligation pour le candidat à la magistrature suprême du pays d’être  titulaire d’un diplôme universitaire ou d’un diplôme équivalent et la  réduction du nombre des signatures à recueillir par le candidat.   Dans ce sillage, les deux députés, Lakhdar Ben Khellaf et Amraoui Messaoud  (Union Nahda-Adala-Bina) ont indiqué que l’exigence d’un diplôme  universitaire lors du dépôt de dossier de candidature au poste de président  de la République « traduit  une importante revendication populaire et ne  constitue aucunement une exclusion, mais plutôt une mesure à même de  prémunir le pays des mascarades enregistrés auparavant, lors du retrait de  formulaires de candidature à ce poste ».        De leur côté, la plupart des députés intervenant à cette occasion ont  salué la contribution de l’Institution militaire consistant à accompagner  le Hirak populaire et à être aux côtés du peuple, mettant l’accent sur la  nécessité « d’accélérer » l’organisation de l’élection présidentielle car  étant « la seule et unique solution pour dépasser la crise politique  actuelle, qui requiert l’union de toutes les forces vives du pays ».    A noter que les débats auxquels était présent le ministre des Relations  avec le Parlement, Fethi Khouil, avaient vu le boycott des députés du  Mouvement pour la société de la paix (MSP) et du Rassemblement pour la  culture et la démocratie (RCD), alors que les députés du Front des forces  socialistes (FFS) poursuivent, depuis près d’un (01) an, la suspension de  leurs travaux à l’APN, en sus de la présence d’un nombre des députés du  Parti des Travailleurs (PT).

Cheikh Abassi