APOCE: Les souscripteurs au LPP appellent le ministère de l’Habitat à satisfaire  leurs revendications

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La Coordination nationale des souscripteurs au  Logement promotionnel public (LPP) relevant de l’Organisation algérienne  pour la protection et l’orientation du consommateur et de son environnement  (APOCE) a appelé le ministère de l’Habitat à satisfaire leurs  revendications, notamment en ce qui concerne les délais de livraison, la  révision des prix des logements et la révision des modes de paiement.

Dans une conférence de presse animée mercredi à Alger, le président de la  coordination, Reda Milat a précisé que la coordination avait décidé  d’accorder au ministère de l’Habitat un délai de 10 jours pour satisfaire  ses revendications avant que les souscripteurs ne boycottent les opérations  de versement des tranches restantes et de remise des clés. Cette décision fait suite à la non prise en charge par le ministère des  revendications des souscripteurs, notamment en ce qui concerne les délais  de livraison, la révision des prix des logements, la révision des modes de  paiement outre les défauts techniques des logements et la réintégration des  souscripteurs exclus du programme. M. Milat a souligné la nécessité d’ouvrir le dialogue entre les  souscripteurs et la tutelle pour régler tous les problèmes des  souscripteurs et éviter d’aggraver la situation. La Coordination s’apprête à déposer une plainte devant la Justice pour  « mauvaise gestion de ces projets au niveau du ministère et de l’Entreprise  nationale de la promotion immobilière (ENPI) » une fois prête les documents d’expertise technique qu’élabore actuellement la coordination. La coordination a intenté une action en justice contre l’ENPI pour  réclamer le remboursement des paiements effectués par les souscripteurs  s’étant désisté.  L’APOCE appelle le ministère de tutelle à revoir les modes de paiement des  logements par crédits bancaires, d’imposer un contrôle sur la gestion  administrative de l’ENPI qu’elle qualifie de « catastrophique », notamment  pour ce qui est des dossiers des souscripteurs et des choix des sites des  logements. La coordination a souligné, par la voix de son président, M. Milat, la  nécessité d’ouvrir des enquêtes approfondies sur « la livraison, par  certains promoteurs, de logements non achevés et réalisés avec des défauts  techniques flagrants ne respectant pas les cahiers des charges ».  Les souscripteurs dont les salaires dépassent les 108.000 DA/mois  refusent leur classement au même titre que les cadres qui ont des salaires  estimés à 500.000 DA/mois, concernant la valeur des tranches payées, ainsi  que le prix au mettre carré appliqué actuellement par l’ENPI, estimé à  98.000 DA/m², selon M. Milat.      De son côté, l’Association nationale de protection du consommateur a  annoncé, par la voix de son président Mustapha Zebdi, les résultats de  l’action judiciaire lancée en septembre 2018 contre l’ENPI et qui a été  rejetée par la chambre de commerce près la Cour d’Alger pour non fondement.     Selon M. Zebdi, l’association a fait appel de la décision, en  attendant que la Cour d’Alger tranche l’affaire avant la fin de l’année en  cours, soulignant que l’association ne ménagera aucun effort pour permettre  aux souscripteurs d’avoir des contrats garantissant leurs droits, notamment  les délais de livraison et la mise en place d’une valeur définitive et fixe  du prix au mettre carré. L’ENPI et l’AADL sont des entreprises à caractère commercial et  leur relation avec les souscripteurs est une relation de consommation « pure  et simple », ce qui permet aux consommateurs de revendiquer leurs droits.