Apologie du colonialisme

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    «Les bienfaits de la colonisation» ont été un des thèmes de la campagne des primaires de la droite française et celui qui sortit vainqueur de ces élections, François Fillon en l’occurrence, a particulièrement insisté sur l’apport culturel de la colonisation française en Afrique mettant ainsi en avant la mission «civilisatrice» de ces expéditions de contingents armés à destination d’un continent regorgeant de richesses. Avant Fillon, Sarkozy fit, du temps de sa présidence,  un discours à Dakar empreint de racisme ordinaire, déniant aux peuples africains le droit et la capacité de s’affranchir des anciennes puissances coloniales. Toute la droite et l’extrême-droite ont cette vision étriquée et réductrice des pays africains. Ainsi, ces leaders qui se disputent la présidence -même ceux de gauche- ont de précieux alliés en Afrique et un pays comme le Maroc est entièrement aligné sur la politique (toujours) expansionniste de la France et quand celle-ci soutient les «rebelles» syriens dans le but de renverser le Président Bachar, le royaume chérifien s’obstine à vouloir faire du Sahara occidental une enclave coloniale. La dernière  offensive du roi a consisté à se retirer du sommet afro-arabe, suivi et adoubé par l’Arabie saoudite et le Qatar. Comme, par hasard, ces trois pays «arabes» sont très bien vus par la France qui a toujours soutenu le Royaume avec lequel elle entretient d’étroites relations «personnelles» puisque tous les leaders politiques de droite, de gauche ou du centre ont un pied-à-terre à Marrakech en plus de cadeaux royaux de leur ami le roi. Quant au Qatar et l’Arabie saoudite, ils sont d’une fidélité à toute épreuve à la France quand Doha arrose généreusement tout ce compte la classe politique comme leaders, achetant au passage clubs de football et palaces étoilés, l’Arabie saoudite fait tourner à plein régime les usines d’armement de Dassault et compagnie. Comme quoi l’apologie du colonialisme peut encore rapporter des deux côtés de la Méditerranée. Jusqu’à quand ?