Approvisionnement en gaz et électricité: Poursuite des efforts pour augmenter le taux de couverture

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Photo conception L'Echo d'Algérie@

De grandes avancées ont été enregistrées dans le cadre de l’approvisionnement en électricité et en gaz naturel des régions enclavées. Le défi reste d’actualité d’autant que les besoins nationaux sont appelés à augmenter d’ici quelques années. Selon le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, «l’Etat poursuivra ses efforts pour approvisionner les régions rurales et montagneuses en électricité et en gaz naturel».

Lors d’une séance plénière de l’Assemblée populaire nationale (APN), consacrée aux questions orales, Guitouni a cité quelques exemples. Il a donc informé que «88 000 logements dans la wilaya de Jijel ont été raccordés, jusqu’à présent, au réseau national de gaz naturel» ce qui représente un taux de couverture de «64,10 % contre 18% en 1999». Le ministre a indiqué que le nombre des logements approvisionnés en gaz naturel s’élèvera prochainement à «120 000 unités», ce qui représentera un taux de couverture de 86%. Il rappellera que le taux national de la moyenne de couverture électrique est de 60 %. Sa hausse permettra de mettre fin aux problèmes d’approvisionnement en gaz butane qui reste l’alternative. En effet, de nombreuses wilayas pâtissent encore d’un manque d’approvisionnement en la matière. D’importantes quantités de gaz butane ont été écoulées le mois dernier, dans la wilaya de Médéa. Plus de «32 000 bonbonnes de gaz ont été livrées en l’espace de trois jours par les deux principaux centres enfuteurs», avait déclaré à ce propos, le directeur local de l’énergie, Abdelhadi Berkat. Outre l’objectif d’assurer une vie décente aux citoyens, l’Etat entend de part cette action, développer le secteur de l’agriculture. Dans ce cadre, le premier responsable du secteur a invité les agriculteurs qui trouvent des difficultés à s’approvisionner en électricité, dans le cadre de leur activité agricole, à se «rapprocher de ses services au niveau local, pour la prise en charge de leurs préoccupations». Notons que cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’instauration d’une «économie productive hors hydrocarbures». Outre la diversification économique, l’essor du secteur agricole permettre de couvrir les besoins alimentaires nationaux. L’Algérie mène, depuis plus d’une dizaine d’année, une politique de développement agricole encouragée par la générosité de son climat. La poursuite des efforts traduit ainsi la bonne volonté de l’Etat à désenclaver les régions rurales et montagneuses. Cependant, pour pouvoir tourner la page, les pouvoirs publics doivent résoudre définitivement, le cas des retards accusés dans l’opération de raccordement. S’exprimant à ce propos, le ministre de l’Energie a indiqué que la majorité des cas de retards étaient dus «au fait que des propriétaires de terrains s’opposaient au passage des grandes canalisations de raccordement au gaz de ces régions isolées», ainsi qu’à des «raisons de sécurité ayant été réglées». Notons que l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a prévu, dans son analyse de marché sur les prévisions quinquennales publiée en juillet 2017, une hausse de la demande mondiale de gaz au cours des cinq prochaines années. Ainsi, la demande globale de gaz devrait croître de «1,6% par an pour les cinq prochaines années, la consommation atteignant près de 4000 milliards de m3 d’ici à 2022, contre 3630 milliards de m3 d’habitants en 2016».