Après le plébiscite de la nouvelle Constitution par le peuple: L’Algérie s’apprête à amorcer une nouvelle ère politique

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Algérie: 32è vendredi de mobilisation populaire contre le régime.

Après que le peuple se soit prononcé pour le projet d’amendement constitutionnel, l’un des principaux engagementsdu président de la République, Abdelmadjid Tebboune, l’Algérie s’apprête à amorcer une nouvelle ère politique.

La classe politique, qui s’est félicitée de l’approbation de ce projet, a estimé que la nouvelle Constitution se veut une rupture avec la corruption et avec ceux qui ont voulu détruire la nation» et constitue «une réponse aux revendications exprimées par le Hirak populaire authentique, ajoutant que le peuple est la source de tout pouvoir et que la souveraineté nationale lui appartient exclusivement. A ce titre, plusieurs acteurs de la scène politique nationale ont relevé que cette constitution amendée vient parachever le processus d’édification de l’Etat national et se sont dits «convaincus» que cette constitution répond aux aspirations du peuple algérien. Ces acteurs ont estimé que le vote en faveur du projet de révision de la Constitution constitue «un pas vers l’immunisation du pays», rappelant, à cet égard, que l’Algérie a engagé la révision de la Constitution qui s’inscrit dans le cadre des réformes décidées par le Président Tebboune, qui avait promis une révision de la Loi fondamentale du pays durant la première année de son mandat présidentiel. Cette Constitution est considérée comme un nouveau départ vers l’édification de l’Algérie nouvelle et contribuera au renforcement de la sécurité et de la stabilité du pays. Ils ont souligné que l’amendement constitutionnel ouvrira des perspectives prometteuses dans l’édification de l’Algérie nouvelle et consacre la souveraineté et la volonté du peuple dans le cadre de l’égalité et de la justice loin des dépassements et de toute forme de corruption. Le président de la République avait affirmé que le projet d’amendement constitutionnel s’inscrit en droite ligne des exigences de l’édification de l’Etat moderne et répond aux revendications du Hirak populaire authentique, soulignant avoir veillé à ce que la Constitution, dans sa nouvelle mouture, soit «le plus largement consensuelle». Il avait indiqué que les principaux contours de l’amendement de la Constitution portaient sur la limitation du renouvellement du mandat présidentiel à une seule fois, la réduction des prérogatives du président de la République pour prévenir les dérives autocratiques, la séparation et l’équilibre des pouvoirs, précisant que le référendum sera suivi d’une révision du code électoral devant assurer «les garanties de régularité des élections pour la préservation de la volonté populaire» et favoriser «l’émergence d’une nouvelle génération d’élus sur la scène politique». En outre, es résultats du référendum sur l’amendement de la Constitution ont été considérés par la présidence de la République comme l’expression «réelle et intégrale» de la volonté du peuple et démontrent que le président de la République a tenu ses engagements. «Ces aspirations pour un changement radical de l’organisation politique, économique et sociale dans notre pays interviennent à un moment où le monde entier fait face à une crise multidimensionnelle résultant d’une pandémie durable et récurrente qui a affecté toutes les sphères de la vie économique et sociale et n’a épargné aucune région du monde», relève le communiqué, ajoutant que «le président de la République avait voulu que cette consultation se fasse directement en donnant la parole au peuple algérien pour s’exprimer sur ce qu’il envisage pour son avenir et pour l’avenir des générations futures». La date du 1er novembre 2020, précise la même source, «n’est pas un choix fortuit, elle est le lien naturel avec notre passé glorieux, celui du 1er novembre 1954, date du déclenchement de la Guerre de libération nationale par le peuple algérien qui s’est réapproprié sa souveraineté sur son territoire, ses richesses et s’est libéré du joug du colonialisme». Les résultats du scrutin «ont démontré que la transparence et la probité de ce scrutin ont été totales», affirme le communiqué, soulignant que les résultats annoncés par l’Autorité nationale indépendante des élections «sont l’expression réelle et intégrale de ce que le peuple a voulu. Ils démontrent que  le président de la République a tenu ses engagements pour qu’enfin soit entamé le processus qui permette l’expression libre et démocratique du peuple algérien sur tout ce qui concerne son destin». «Dorénavant, et dans la continuité des élections du 12 décembre 2019, toutes les élections seront l’expression des aspirations de ce que souhaite le peuple algérien pour son avenir», souligne le communiqué, avant d’ajouter que «le Gouvernement s’est abstenu de toute interférence dans l’organisation des élections conformément à la loi organique 19-07 du 14 septembre 2019 qui a conféré les pleins pouvoirs à l’Autorité nationale indépendante des élections». La même source estime que «les résultats sont à la hauteur de son attente dans un contexte particulièrement contraignant marqué par les mesures préventives de lutte contre le Coronavirus (Covid-19)», ajoutant qu’ «en ce moment historique, les citoyens et les citoyennes ont encore une fois exprimé l’attachement du peuple algérien à son unité nationale, à la crédibilité de ses institutions et à sa souveraineté pleine et entière».

  1. Benslimane