Après le transfert de l’Ansej à la tutelle du Premier ministre: Environ 190 000 projets de la CNAC mis aux oubliettes !

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Les jeunes porteurs de différent projets financés par la Caisse nationale d’assurance-chômage (CNAC), dont le nombre dépasse 190 000 entreprises, font face à un sort inconnu, après les avoir placés sous la tutelle du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, vu que la situation de ces derniers n’a pas été abordée lorsque l’on parle de rééchelonnement des privilèges et d’allongement des délais de paiement des dettes pour les projets soutenus par l’Ansej, selon les propositions récemment annoncées par le ministre des PME-PMI, Nassim Diafat.

Le président de l’Union nationale des jeunes investisseurs (UNJI), Riad Tanka, affirme que «le mystère entoure toujours le sort des bénéficiaires des projets CNAC, qui ne sont pas intégrés dans les concessions dont le gouvernement a évoqué en faveur des jeunes pris en charge par l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes, tels que la suspension des poursuites judiciaires des jeunes entrepreneurs en difficultés, l’accord de nouveaux délais de paiement des dettes pouvant aller jusqu’à 15 ans, alors que les bénéficiaires des projets CNAC ont plus de 55 ans, et certains d’entre eux sont au bord de la retraite, et la vision de leur sort n’est pas encore claire».

Puisque le doute persiste et aucune décision n’a été prise à présent au profit de nombreux jeunes porteurs de projets, le président de l’UNJI appelle le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, à fusionner les systèmes Ansej et CNAC en une seule institution, dans le cadre des efforts du Gouvernement pour résoudre la crise des entreprises en difficultés depuis des années, soulignant l’importance de prendre en compte environ 190 000 entreprises économique, en leur accordant les mêmes privilèges qui ont été accordés aux propriétaires de projets de l’Ansej, vu que les bénéficiaires des deux formules souffrent des mêmes problèmes et la même crise notamment, soulignant que «les porteurs de projets CNAC sont issus de la catégorie des employeurs, des personnes âgées», tout en assurant que la plupart d’entre eux courent derrière les dossiers de crédits bancaires, les suivis judiciaires et fiscales en plus des cotisations de la caisse de sécurité sociale. «Face à ces nombreux problèmes, Riad Tanka affirme que le Gouvernement n’a aucune stratégie aujourd’hui pour les mettre en scène afin de résoudre les crises auxquelles ces personnes sont confrontées aujourd’hui.

Entre autres, le même intervenant confirme que la CNAC s’est profondément endormie, proposant dans ce fait de regrouper les deux agences sous la tutelle d’un seul ministère, d’autant que cet organisme connaît un plus grand confort financier par rapport à l’Ansej. Le président de l’UNJI appelle également à trouver les mêmes solutions du fait que l’obtention d’un prêt bancaire nécessite les mêmes conditions et mesures administratives. De plus, l’objectif de ces deux agences est le même : réduire le chômage et créer des entreprises économiques. Et d’ajouter : «La formule CNAC est venue dans le passé comme une solution compensatoire pour les travailleurs qui ont dû faire face à la décision de fermer les institutions publiques dans les années 1990 en raison des diktats du Fonds monétaire international (FMI).»