Après «Pigment au palais» à Alger, «Pigment fi Wahran» à Oran: L’artiste peintre Karim Meziani expose à Tlemcen

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Après «Pigment au palais» à Alger, Pigment fi Wahran» à Oran, c’est au tour de Tlemcen d’accueillir «Pigment sacré», que l’artiste peintre, Karim Meziani, offre à ses habitants une exposition de toiles travaillées en relief en parfaite adéquation avec le lieu qui l’abrite, le remarquable Palais de la culture Abdelkrim-Dali de Tlemcen.

Du 26 octobre 2019 au 26 janvier 2020, le public peut découvrir à la galerie Ali-Kouiret de ce majestueux palais, des dizaines de tableaux aux contrastes forts entre bleu éclatant et éclats d’or scintillants des dômes de «qubbas» et toits de mausolées qui dévoilent leur beauté en silence et qui miroitent à l’intérieur de la galerie. On comprend aisément la raison qui a poussé Karim Meziani à exprimer toute la beauté de cet art et l’harmonie de la couleur dans ses œuvres. Lui, qui voulait «montrer la vérité» dans ses tableaux, a plongé dans des décors immuables du grand bleu. Grâce à son art qui ne s’impose pas, il dévoile une sensibilité ancrée dans un vécu permanent d’offrir une idée, une image, une composition, sans attendre un retour ou une reconnaissance absolue. Les toiles de cet artisteplasticien, qui a débuté son parcours artistique en 1983 à Nice (France), se projettent grandeur nature. Un concert indélébile d’images plurielles et une fusion intelligente des couleurs dominée par une galaxie constellée de bleus qui laissent le public subjugué. L’artiste peintre qui a quitté l’Algérie en 1973 alors qu’il avait à peine 16 ans, est tout particulièrement «heureux d’être à Tlemcen, la capitale des Zianides et
perle du Maghreb. L’atmosphère est parfaite et l’endroit se prête bien à mon halte picturale pigment sacré». Karim Meziani qui a un riche parcours artistique jalonné de succès confie qu’«être artiste peintre est une bénédiction car chaque artiste n’est pas né pour exprimer toute cette beauté de l’art. Quand je suis au fond de mon atelier, je ne suis pas en train de travailler. Comme disent les artistes : on ne travaille pas, on crée. C’est ça la véritable vocation d’un artiste. Créer, créer, créer ! Quel terme magique, je le dédie à cette divinité intérieure. Donc pour moi, l’artiste est un simple messager qui transmet ce qu’il ressent». Karim Meziani, qui a exposé dans plusieurs pays, dont l’Italie, la France, l’Angleterre, l’Allemagne, la Belgique, la Hollande et les Etats-Unis d’Amérique, poursuit : «L’art ne s’explique pas, il est là pour émouvoir et rien d’autre. Je dis souvent que l’atelier est le tombeau de mes doutes, si je ne doute pas, je vais peindre ce qui m’émerveille et non ce qui me touche. J’aime la matière parce qu’elle est charnelle. J’aime la couleur, elle est la vie. J’aime mes sujets, ils sont mes compagnons fidèles. J’aime les pigments, c’est ma terre nourricière. J’aime la feuille d‘or, elle est mon espace sacré. J’aime le bleu, c’est mon lieu de naissance. Ce qui me fascine dans la peinture, c’est qu’elle voyage, elle séduit, elle accompagne, elle illumine et surtout elle est le témoin de mon âme et de ma vie».