Après son adoption par les députés: Le plan d’action du gouvernement demain devant le conseil de la nation

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Photo L'Echo d'Algérie@

Après son adoption à l’APN par la majorité des députés, le plan d’action du gouvernement sera présenté aujourd’hui par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, devant les membres de la chambre haute du parlement, ce qui devrait constituer une simple formalité pour l’Exécutif.

Le plan d’action qui a suscité un large au niveau de l’hémicycle de la chambre basse, est considéré par le Premier ministre comme une véritable feuille de route pour la poursuite de la mise en œuvre du programme du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui s’articule autour de plusieurs axes, notamment la consolidation de la démocratie, la préservation des acquis sociaux et la promotion d’une économie diversifiée libérée de la dépendance aux hydrocarbures.

Il s’agit également de préserver la sécurité, la stabilité et l’unité du pays ainsi que la modernisation de la gouvernance.

A travers ce plan, le gouvernement œuvrera à la consolidation des progrès réalisés dans le développement humain, la préservation du potentiel de défense nationale ainsi que l’animation d’une politique étrangère définie par le président de la République dans le respect des constantes diplomatiques du pays.

Dans ce contexte, le gouvernement s’engage à poursuivre la politique nationale de développement social à travers notamment la promotion des secteurs de l’éducation, de la santé, la préservation du système de la sécurité sociale, la réduction du taux de chômage, la préservation de la politique de solidarité nationale ainsi que la promotion de la femme et de la jeunesse.

Au volet économique, le gouvernement, a prévu une série de mesures visant à améliorer la gouvernance financière du pays, en passant par la modernisation de l’administration des finances, du secteur bancaire et du marché financier, dont notamment une nouvelle mesure qui consiste au recours exceptionnel et transitoire au financement non conventionnel destiné exclusivement au budget d’investissement.

Pour ce qui est des finances publiques, la démarche du gouvernement s’articule sur trois axes, à savoir la maîtrise de la dépense publique, l’amélioration de la collecte des ressources fiscales ordinaires, ainsi que l’amélioration de la gestion du domaine public de l’Etat.

A cet égard, le gouvernement poursuivra la démarche de redressement des équilibres du budget de l’Etat, en s’appuyant sur la feuille de route adoptée par le Conseil des ministres en juillet 2016, laquelle prévoit plusieurs réformes qui se déclinent à travers une réforme de l’administration fiscale pour améliorer les recouvrements, la mise en place de la fiscalité locale, une gestion pluriannuelle du budget de l’Etat, une rationalisation des dépenses publiques limitant au maximum les dépenses de fonctionnement et une réforme de la politique des subventions publiques.

S’agissant du recours au financement non conventionnel, il sera dédié exclusivement vers le budget d’investissement de l’Etat et non pas vers les dépenses de fonctionnement.

Dans le but de maîtriser les dépenses budgétaires, la démarche du gouvernement s’appuiera sur la rationalisation des dépenses publiques de subventions au profit de la population.

L’amélioration de l’environnement des affaires et la facilitation des investissements productifs des biens et services figurent également parmi les priorités du plan d’action du gouvernement en vue de maintenir la dynamique de la croissance et la progression dans le développement des exportations hors secteur des hydrocarbures.

Tout en exprimant la détermination de l’Exécutif à poursuivre le développement socio-économique du pays dans le cadre de la mise en œuvre du programme du président de la République, Ahmed Ouyahia avait affirmé que le gouvernement allait convaincre le peuple et l’opposition par « le travail et avec des preuves », assurant que l’Algérie poursuivra son développement économique et social sous la conduite du président Abdelaziz Bouteflika « malgré les critiques de l’opposition ».

Enumérant les acquis réalisés, Ouyahia a plus particulièrement mis l’accent sur le recouvrement de la paix et de la stabilité, ce qui a permis, dira-t-il, à 9 millions d’élèves de prendre le chemin de l’école, à 1,7 million étudiants de poursuivre leurs études dans des universités, de même que la construction de plus de 100 hôpitaux et établissements de santé publique et quelque 2,7 millions de logements.

Il a soutenu que l’Algérie poursuivra, «sous la direction du moudjahid Abdelaziz Bouteflika, son développement et son essor», assurant que le chef de l’Etat « bénéficie du soutien du peuple et de l’Armée nationale populaire, dont il est le chef suprême». Le Premier ministre a affirmé, par ailleurs, que la lutte contre la corruption avait besoin de « persévérance et de plus de transparence », ajoutant que le plan d’action du gouvernement « renforcera la transparence dans la lutte contre ce fléau ».