Atteinte aux droits de l’enfance : Une dizaine de cas dénoncés quotidiennement

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L’Organe national pour la protection et la promotion de l’enfance (ONPPE) enregistre, au quotidien, une dizaine d’appels dénonçant des atteintes aux droits  des enfants, via sa ligne verte  (11/11).

C’est ce qu’a déclaré mardi, la déléguée nationale de cet organe, Meriem Cherfi.  Intervenant en ouverture d’une journée de vulgarisation de la loi du 15  juillet 2015, tenue à la bibliothèque publique Mohamed Tidjani à Ouargla, Cherfi a indiqué que ces dénonciations sont prises en charge par  « l’intervention et le traitement à travers les services du milieu ouvert ou  par le juge des mineurs ». Outre cette ligne,  consacrée à l’intérêt de l’enfant, la responsable informe que l’ONPPE a mis en place de nombreux mécanisme pour la protection sociale des enfants  en danger. Elle citera dans ce même cadre, l’organisation de cette journée  qui est une occasion en or pour mettre la lumière sur la loi et les mesures prises pour la protection de l’identité du dénonciateur d’actes d’abus et de maltraitance de l’enfant et encourager les citoyens à dénoncer les atteintes aux droits. Elle appellera cependant les dénonciateurs à s’assurer des « vrais signalements » car l’alerte pouvait  « déclencher des enquêtes sur le cas de figure par les parties  concernées », a-t-elle expliqué. Pour rappel, cette rencontre, à laquelle ont pris part des membres de la société civile, a été mise à profit également par le juge des mineurs au tribunal de Ouargla et le représentant du service de police judiciaire de la sureté  de wilaya. L’initiative est en effet importante est le demeurera. C’est en fait après les séries de rapts vécues en 2012, que l’Etat avait décidé de revoir les lois relatives à la protection des enfants contre toute forme de violence.  Plusieurs associations, citoyens et même  des responsables avaient lancé un appel au renforcement de l’arsenal juridique algérien pour consolider la protection de l’enfant. En réponse, un projet de loi relatif à la protection de l’enfant, a été soumis en 2015,  à une commission au niveau de l’Assemblée populaire nationale (APN). Des campagnes de sensibilisation ont par ailleurs été lancées au profit des citoyens.  Ces campagnes avaient pour objectif de « vulgariser le citoyen au geste de signalement d’enfants en situation de danger ou victime de violence ». Rappelons que plus de 4.000 cas d’enfants victimes de différentes formes de violence  et plus de 2.000 cas   de détresse, ont été recensés au cours des neuf premiers mois de 2017, selon un bilan du Bureau des catégories vulnérables à la Direction de la police judiciaire.Bien qu’alarmant, l’on estime que le nombre des cas a reculé de « 1,53% par rapport à 2016 ».

Amel Driss