Au moment ou la classe politique est partagée: Le  PT et  le FFS  plaident pour une Assemblée constituante

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La classe politique reste partagée entre l’élection d’une Assemblée constituante qui sera chargée d’élaborer une nouvelle constitution et l’adhésion à l’idée de la Conférence nationale proposée par le président Bouteflika.

Si pour les uns, seule la première peut modifier l’ordre établi et l’organisation des pouvoirs, pour d’autres la Conférence nationale porte en elle un projet de refonte global et suffit pour remanier la constitution. Pour ses partisans, elle est moyen d’aménager une forme d’espace politique négocié et de garantir une légitimité à ses membres. Mais, en l’absence d’un projet de société clair et applicable chez le mouvement populaire, il convient de s’interroger sur le choix des personnes chargées de l’élaboration du projet d’une nouvelle constitution. Seront-elles   capables de rassembler autour d’un même objectif et de dégager un consensus? Tout compte fait, cette phase de transition très sensible où un changement profond de l’Etat se profile, est une épreuve et pour le pouvoir et la population appelés à cautionner un changement touchant aux fondamentaux de la Constitution. Le FFS, comme le Pt rappellent que leur projet vise à changer radicalement le système avec l’élection d’une Assemblée Nationale Constituante et l’instauration de la 2ème République. Le Parti d’Ait Ahmed en fait un préalable pour reconquérir la souveraineté qu’il estime spoliée. Au PT on n’en pense pas moins. «Le problème majeur soulevé par les manifestants, depuis le 22 février dernier, est la question de la souveraineté populaire et de la liberté de choisir ses représentants à tous les niveaux », soutient le porte-parole du parti, Ramdane Taâzibt. « Dans une Conférence nationale il n’y a ni mandat ni souveraineté populaire ni pouvoir constituant pour former un gouvernement. De ce fait,  elle est un espace de concertation qui ne peut en aucun cas décider de l’avenir du pays et de la nature du régime », insiste t-il. Le PT persiste et signe : « seule une assemblée constituante permettra à des millions d’algériens de s’insérer dans le processus de construction d’un nouveau système ». « Toutes les forces vives de la nation pourront prendre part à ce projet à travers la création de comités populaires regroupant toutes les catégories de la société (étudiants, travailleurs…). Ces comités éliront leurs représentants lors d’assemblées générales lesquelles soumettent, à leur tour les revendications soulevées et délèguent des représentants pour convoquer une assemblée nationale constituante souveraine», explique-t-il. Au cours de la période transitoire, le PT recommande «la formation d’un gouvernement  technocrate  avec des compétences nationales neutres et sans ancrage partisan pour gérer les affaires courantes ». Le parti plaide à cet effet pour  «la création d’une instance indépendante qui organisera les élections depuis l’élaboration du fichier électoral jusqu’à l’annonce des résultats ».

Ali B