Banques islamiques: Messaitfa loue les bienfaits et l’avenir de la finance islamique en Algérie

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Le ministre délégué chargé des Statistiques et de la Prospective Bachir Messaitfa a affirmé, hier à Tipasa, que l’avenir des banques islamiques en Algérie «est pionnier et prometteur», relevant la forte volonté politique des hautes autorités de développer ce domaine.

«Le plan d’action du gouvernement adopté récemment par les deux chambres du Parlement comporte, pour la première fois dans l’Histoire de l’Algérie, un chapitre complet consacré à la finance islamique représentant la vision du gouvernement à l’horizon 2035», a déclaré le ministre délégué à l’ouverture des travaux du colloque international organisé à l’université de Tipasa sur «l’avenir de la finance islamique à la lumière des développements contemporains en Algérie».

Pour Messaitfa, la vision du gouvernement focalise sur le dossier du renouveau économique et financier dont un pan important sera consacré à la finance islamique dans le cadre de la réforme bancaire, après révision du cadre législatif. Le cadre législatif, objet plan d’action du gouvernement, est à même d’encourager l’investissement dans le secteur des banques, l’entrée de banques internationales islamiques sur le marché algérien et l’offre par les banques algériennes publiques de produits conformes à la finance islamique, a-t-il expliqué. Selon le ministre délégué, la politique du renouveau économique et financier à l’horizon 2035 adoptée par le gouvernement permettra d’augmenter le taux de croissance économique nationale de 1,8% (taux actuel) à 6%. «Les théories d’équilibre général sur la base de l’économie de la jurisprudence islamique sont en mesure de garantir le développement global et de sortir de l’économie déséquilibrée», a-t-il relevé, rappelant que l’économie marxiste et capitaliste n’ont pas pu réaliser une macroéconomie et l’équilibre global des économies des différents pays. L’Algérie a mené, dès 1991, une expérience dans ce domaine, à travers la finance participative selon le mécanisme de la «Mourabaha» en tant qu’alternative à l’usure, à l’image de la banque BADR et la banque Al Baraka, a-t-il dit, soulignant que cette dernière a pu tripler son chiffre d’affaires de 5 à 15 milliards de dinars. Selon les indicateurs susmentionnés, il ressort «clairement» que l’augmentation du capital des banques est «possible» et que l’émergence de la finance islamique en Algérie et son importance dans la conjoncture financière difficile actuelle du pays est «également possible», a fait savoir le ministre délégué, ajoutant que «les banques publiques n’ont pas réussi convenablement à récupérer les fonds et à encourager l’investissement». Les travaux de la 2e édition du colloque international organisé par l’université de Tipasa ont été rehaussés par la participation de plusieurs docteurs et chercheurs de 13 Etats, des représentants des banques publiques et privées ainsi que du secrétaire général de l’Union internationale des Oulémas musulmans (UIOM), le Dr Ali Mahieddine Al Kara Daghi. En marge du premier jour des travaux de cette rencontre, une convention a été signée entre le laboratoire des études dans la finance islamique et du développement durable (organisateur) et l’Académie scientifique internationale sur les recherches légales de la finance islamique en Malaisie, visant l’échange d’expertises et d’expériences entre les deux parties. Cette rencontre qui durera deux jours comprend l’examen de plusieurs thèmes et des interventions répartis sur 5 ateliers animés par des chercheurs et des docteurs spécialisés dans le domaine du principe de la finance islamique. Les participants ont tenu 5 sessions sur le principe de la finance islamique», les «conditions et exigences du financement islamique futur» et le «modèle d’investissement des wakfs selon la formule des actes de construction, de l’emploi et du transfert», outre des interventions portant sur les «secrets de la réussite de la finance islamique en Algérie», «les lois régissant l’action bancaire au Maghreb Arabe» et d’autres thèmes.

N. I.