Benflis affirme qu’il «n’y a d’autre issue à la crise: qui prévaut dans le pays que l’élection présidentielle»

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Le candidat à la présidentielle du 12 décembre, Ali Benflis, a mis en garde, ce mercredi à Relizane, contre «l’attisement des rancœurs entre les Algériens visant à semer la fitna» affirmant «n’avoir aucun différend avec personne».

Lors d’un meeting animé à la Maison de la culture au centre-ville de Relizane au 18e jour de la campagne électorale, Benflis a affirmé qu’il «n’y a d’autre issue à la crise qui prévaut dans le pays que l’élection présidentielle», ajoutant : «Je n’ai aucun différend avec personne. Il ne faut pas attiser les rancœurs pour semer la fitna entre les Algériens.» Appelant à «réfléchir à un avenir meilleur pour le pays», il a insisté sur l’impératif du «dialogue pour surmonter les obstacles et éviter la fitna», soulignant que le prochain président de l’Algérie doit «faire preuve de patience et d’endurance et doit être à l’écoute» des citoyens. Réaffirmant être le «rassembleur des Algériens», le candidat à la magistrature suprême a dit bannir «la fitna et la division», appelant à ne pas «faire injure aux opposants et à dialoguer dans la calme». Dans ce sens, le président du parti Talaie El Hourriyet a promis de «répondre aux revendications du peuple selon les fonds disponibles au niveau du Trésor public» et «d’ouvrir les dossiers des différentes catégories de la société». Benflis s’est engagé à lutter contre la corruption qui a «détruit l’Etat et a brisé les institutions», promettant «la collecte des fonds publics et leur distribution équitable à toutes les régions du pays et au profit de tous les citoyens». Le candidat a affirmé détenir la solution à la crise que vit le pays, à travers «des engagements» visant une réforme politique qui confère la légitimité aux institutions de l’Etat, garantit la souveraineté du peuple et bâtit une économie de marché sociale, ainsi qu’un programme d’urgence sociale destiné aux catégories vulnérables.insistant sur le «rôle important» de la femme au foyer, Benflis a réitéré son engagement à lui consacrer une prime, tout en l’encourageant à créer des activités économiques et commerciales et en lui accordant les crédits nécessaires». Il s’est engagé à promouvoir l’économie nationale et à insuffler une dynamique à même d’accroître les offres d’emploi et de «faire reculer le taux de chômage de 80% en quelques années». Evoquant les affaires locales, le prétendant à la magistrature suprême a salué cette région connue par «ses nombreux Saints patrons et récitants du Coran, ainsi que ses nombreux chouhada et éminents hommes politiques», rappelant les «souffrances» de la population de la région durant la décennie noire. Le candidat a appelé à une meilleure exploitation des atouts de la wilaya de Relizane dans les domaines agricole et industriel pour la faire sortir de la «misère» et investir dans les jeunes et les cadres de la région.