Blanchiment d’argent et financement du terrorisme: Installation du Comité national d’évaluation des risques

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Le ministre des Finances, Aymen Benabderrahmane, a installé, hier à Alger, le Comité national d’évaluation des risques de blanchiment d’argent, de financement du terrorisme et du financement de la prolifération des armes de destruction massive.

Intervenant à l’ouverture de la réunion consacrée à l’installation et à l’adoption du règlement intérieur du Comité, le ministre a rappelé que la promulgation du décret exécutif n°  20-398 portant création du Comité intervient dans le cadre de la 2e session d’évaluation par le Groupe d’action financière du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (GAFI-MOAN) des systèmes de lutte contre les risques de blanchiment d’argent, de financement du terrorisme et du financement de la prolifération des armes de destruction massive. La création de ce Comité permettra à notre pays d’effectuer l’évaluation nationale des risques de blanchiment d’argent, de financement du terrorisme et de financement de la prolifération des armes de destruction massive, et partant, mettre au point une stratégie nationale pour atténuer ces risques». Il a souligné que «le défi à relever pour le Comité est de finaliser l’évaluation nationale des risques, y compris les évaluations sectorielles sous la supervision de ses deux sous-comités, dans le respect de la méthodologie mise au point par le GAFI et la publication, dans un délai de moins d’un an, du rapport national sur les risques suivi du document de la stratégie nationale de réduction des risques».

Les deux sous-comités procèderont à la création de plusieurs cellules techniques sectorielles en charge d’élaborer des rapports sur l’évaluation des risques à soumettre aux deux sous-comités qui, à leur tour, élaboreront des rapports pour le Comité national. À ce titre, le Comité national devra examiner et approuver les rapports d’évaluation au niveau sectoriel ainsi que le rapport national pour le soumettre au Premier ministre pour approbation. Le Comité national élabore aussi la stratégie nationale de lutte contre ces formes de criminalité et la soumet à l’approbation du Premier ministre. Par ailleurs, le ministre a indiqué que le Comité national d’évaluation des risques de blanchiment d’argent, de financement du terrorisme et du financement de la prolifération des armes de destruction massive s’appuyera à la liste des autorités de contrôle compétentes concernant les différentes catégories assujetties à la déclaration de soupçons et de consolider le dialogue entre ces autorités et les assujettis. Il aura également à proposer toute mesure susceptible de faciliter la concrétisation des mesures recommandées à ce propos par les instances régionales et/ou internationales et garantir une meilleure coordination des politiques de lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes de destruction massive. Pour que l’Algérie préserve sa place reconnue sur le plan international dans le domaine de la lutte contre ces risques, le ministre a affirmé qu’il importe au Comité national, voire à tout un chacun, de déployer tous les efforts possibles pour faire aboutir ces étapes cruciales, et ce, afin que notre pays aborde à l’évaluation de 2022 en toute confiance et sans risque d’être inclut sur la liste grise du GAFI. Pour sa part, le président de la Cellule de traitement du renseignement financier (CTRF), Ahmed Saidi, a précisé à la presse en marge de la réunion, que le premier sous-comité se chargera de l’évaluation des risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme sous la supervision d’un représentant du ministère de la Justice alors que le deuxième s’attèlera à l’évaluation des risques de financement de la prolifération des armes de destruction massive sous la supervision d’un représentant du ministère de la Défense nationale (MDN).  Il a fait savoir que l’opération d’évaluation de l’Algérie par les représentants du Groupe d’action financière du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (GAFIMOAN) en 2022, se fera à travers un rapport «soulignant les points forts et les points faibles en matière de lutte contre ces risques».