Bouchouareb à Chlef : «Le foncier industriel n’est plus une entrave à l’investissement»

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Les facilitations et autres mesures de soutien mises en place par les pouvoirs publics répandent toutes à la volonté de libérer les investissements, des contraintes auxquelles il est sujet. Parmi ces contraintes se dresse le foncier industriel. D’après le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesslam Bouchouareb, ce problème ne constituera plus une entrave à l’investissement. « Le problème du foncier industriel ne sera plus une entrave à l’investissement, grâce aux instructions données aux walis et à la stratégie gouvernementale visant la création de zones d’activités industrielles, avec l’exploitation de la totalité des assiettes disponibles», a dit à ce propos le ministre lors de sa visite dans la wilaya de Chlef. Le ministre n’a fait que consolider les propos qu’il a tenus précédemment. S’exprimant en marge d’une visite de travail dans la wilaya de Ghardaïa au mois de février dernier, le ministre avait évoqué les facilitations mis en place par les pouvoirs publics, en vue «d’assurer un environnement économique favorable à l’investissement productif et de garantir une croissance saine et pérenne dans le secteur industriel ont été mises en place». Il s’agit en fait des mesures inscrites dans le cadre de la loi de finance complémentaire (LFC) de 2015 qui facilitent l’attribution du foncier aux investisseurs. Ces dernières imposent «une taxe de 3% de la valeur réelle du terrain sur les propriétaires» d’un foncier industriel non exploité. «Cette mesure va pousser les propriétaires de ces terrains, soit à les exploiter, soit à les céder pour les investisseurs», selon Bouchouareb. Ces mesures font suite à une étude d’évaluation réalisée par le ministère. Cette étude avait démontré que «près de la moitié des terrains attribués, dans le cadre des concessions du foncier industriel pour des investisseurs, n’est pas exploitée». Il importe de noter que le ministre a procédé au courant de la journée, à l’inspection de plusieurs chantiers. Il s’agit en premier lieu de 10 zones d’activités d’une surface globale de 126 ha ainsi qu’une nouvelle unité de la section-Chlef du Groupe industriel des ciments d’Algérie (GICA). Le ministre s’est, également, rendu au niveau de l’unité de montage de générateurs électriques, où il a souligné l’accompagnement assuré, par l’Etat, à ce type de projets visant la couverture énergétique du marché national, voire même de certains marchés africains, tout en appelant à œuvrer davantage en vue d’arriver à un plus haut niveau d’intégration et de montage mécanique.