CACI:  Elargissement des prérogatives et amélioration des performances, au cœur des priorités des intervenants

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 Les consultations et débats qui ont eu lieu,  lundi ,entre les chefs et directeurs des Chambres algériennes de commerce et  d’industrie (CACI) et les responsables du secteur du Commerce, ont abouti à  la soumission de plusieurs propositions à même d’élargir les compétences  des chambres et d’améliorer leur performance, à même de permettre de  contribuer davantage au service de l’économie nationale. 

Lors de la réunion qui a regroupé les représentants des chambres des 48  wilayas et les responsables du secteur du Commerce, l’accent a été mis sur   » l’impératif d’amender les statuts des chambres et de les réhabiliter en  tant qu’espace de consultation et force de proposition auprès des Pouvoirs  publics ».  Les intervenants à la séance de débat ont suggéré de traiter la  problématique des sièges dans certaines wilayas  et qui entravent le  fonctionnement des chambres et souligné la nécessité de passer vers  l’autofinancement des chambres sans compter sur les aides de l’Etat.  Les intervenants ont appelé à la désignation de représentants commerciaux  issus du secteur du commerce dans les consulats et représentations  diplomatiques, à restructurer les services des chambres, déterminer la  relation entre les Chambres du commerce et d’industrie et des directions  représentatives des secteurs en lien avec l’investissement.  Les intervenants ont mis en avant la nécessaire valorisation du rôle des  chambres dans  le domaine de l’animation économique de proximité (les  foires commerciales étant actuellement contrôlées par les communes), le  stage de perfectionnement en fonction de la spécialité.      Le Gouvernement a également pris une série de mesures visant à attribuer  plus de 9.000 locaux inexploités, réalisés au titre de différents  programmes de logement, à de jeunes entrepreneurs. L’Inspecteur général au ministère du Commerce, Karim Gueche a précisé que  « cette rencontre a permis l’identification des différents obstacles et  difficultés et de prouver que le système en vigueur relatif aux chambres de  commerce et d’industrie n’est plus conforme à la réalité économique du  pays ».  Les chambres ont été créées, rappelle M. Gueche, en vertu d’un décret  promulgué en 1996, d’autant plus que leur fonctionnement actuel n’est pas  au diapason des mutations économiques et sociales du pays.  Dans ce cadre, il a été proposé, selon le même intervenant, l’institution  d’un groupe de travail conjoint entre les deux parties, qui sera chargé de  formuler un nouveau texte et d’élaborer une cartographie en adéquation avec  les besoins des CACI.  Ces mesures permettront de définir, avec précision, les missions de chaque  partie et l’affranchissement des CACI de la bureaucratie selon l’Inspecteur  général qui a mis en avant la nécessité à ce que ces CACI soient autonomes  dans la création de la richesse et le financement de leurs activités.  Outre son rôle dans la formation d’une banque d’informations au profit des  opérateurs économiques, ces chambres constituent, selon le même  responsable, un outil d’orientation vers les investissements fructueux. En réponse à une question sur l’impact de la conjoncture que connait le  pays sur l’affluence des opérateurs vers les investissements, le même  responsable a affirmé que la situation actuelle n’avait pas d’effet négatif  sur le rythme des investissements, exprimant la disponibilité de son  secteur à accompagner tous les nouveaux investisseurs à condition qu’ils  s’engagent à faire preuve d’intégrité et de respect de la loi. De son côté, le président de la chambre algérienne du commerce et  d’industrie (CACI), M. Abdelkader Gouri a mis l’accent sur l’impératif de  conférer davantage de prérogatives aux présidents de chambres pour leur  permettre de contribuer à la gestion des zones industrielles, la sélection  de la qualité d’investissement idoine au vu de l’investisseur et de la  zone. L’appareil exécutif fonctionnait seul, c’est pourquoi le rythme  d’investissement était jusque-là très faible, a estimé le même responsable,  affirmant que l’effort sera désormais axé sur ce point à travers un nouveau  programme permettant une plus grande participation des présidents de  chambres. Les propositions sanctionnant cette rencontre seront transmises au  ministre du Commerce dans les 10 prochains jours, a-t-il soutenu. A une question sur la valeur des importations de l’Algérie  hors-hydrocarbures, M. Gouri a indiqué qu’elle a reculé en 2019 à 1,7  milliard de dollars contre 2,3 milliards en 2018, en raison de la  conjoncture politique et des conditions que connaissent certains pays  voisins.  C’est donc un recul de 25% qui a affecté tous les produits sans exception,  a-t-il ajouté.

Houda H