CAN-2019 : Les Verts comme un poisson dans l’eau au Caire

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La sélection algérienne a pris ses quartiers au Caire depuis hier soir. Elle aura encore à peaufiner sa préparation pour son entrée en lice dans la CAN pendant cinq jours, puisque son premier match dans la compétition est programmé pour le 23 en cours contre le Kenya dans le cadre du groupe B composé également du Sénégal et de la Tanzanie que les Verts vont affronter successivement.

Avant de débarquer dans la capitale égyptienne, la bande à l’entraineur national, Djamel Belmadi, ont eu à séjourner pendant dix jours à Doha, la capitale du Qatar. Un séjour qui été mis à profit pour passer à la deuxième étape de la préparation de la manifestation footballistique continentale. Le lieu n’a pas été choisi par hasard, puisque Belmadi voulu faire habituer ses capés aux conditions climatiques difficiles et presque similaires prévalant en Egypte, avec de surcroît des infrastructures haut de gamme. A l’arrivée, il peut se targuer d’avoir réussi son stage terminé, faut-il le rappeler sur une bonne note après la victoire réalisée contre le Mali pour le compte du second match amical sur place. Les observateurs qualifient d’ailleurs le bilan de ce deuxième regroupement après celui déroulé à Sidi Moussa et qui a été consacré à la préparation physique de positif. Des satisfactions ont été tirées par le coach national, même si ce dernier reste persuadé que son team n’est pas encore prêt à 100% pour l’épreuve, comme il a tenu lui-même à le déclarer à l’issue de la rencontre face au Mali. Les carences notées pour la circonstance vont être certainement corrigées au Caire même pendant les jours séparant les Fennecs de leur premier match de ce dimanche face au Kenya, maintenant que l’objectif premier du stage de Qatar a été atteint, à savoir, une bonne acclimatation avec la chaleur et le taux d’humidité très élevé. Mahrez et ses coéquipiers n’ont eu d’ailleurs aucun mal à se produire sous une chaleur de près de 40° face aux Maliens, exception faite pour Andy Delort qui avait rejoint le groupe deux jours avant le match.Encore mieux, nos joueurs ont même refusé la climatisation proposée par leur entraîneur avant le coup d’envoi, une manière de dire que nous sommes là pour se battre quelles que soient les conditions. Et quand on sait qu’il fait près de 6°de moins en Egypte, et bien les poulains de Belmadi se sentiront presque chez eux dans les différentes villes égyptiennes tellement ils s’étaient habitués à sortir à 47°la journée.

L’attaque se révolte et rassure avant la CAN

 

C’est la première fois depuis le match de Lomé où la sélection algérienne avait réussi à inscrire trois buts, que les Verts parviennent à rééditer le même score. Ce fut dimanche contre le Mali dans le cadre de leur dernier match amical avant la CAN. Avant cette sortie par laquelle les Fennecs ont clôturé leur stage de Doha, les protégés de Belmadi ont disputé trois rencontres face à la Gambie, en éliminatoires de la CAN, la Tunisie et le Burundi en amical. Au cours de ces trois sorties, l’attaque algérienne n’a pas beaucoup brillé. La preuve, la sélection a inscrit trois buts seulement à raison d’un but par match. Une situation qui commençait à donner des soucis au coach national, surtout à l’approche du rendez-vous continental. Certes, les Verts se créent à chaque fois des occasions franches de scorer, mais sans jamais se montrer efficaces. Seul peut être Bounedjah parvient à faire valoir son réalisme, comme l’attestent ses sept réalisations lors de ses huit derniers matchs avec le ‘’Club Algérie’’. C’est cette inquiétude qui s’est emparée de Belmadi qui l’a poussé aussi à faire appel au buteur de Montpellier, Andy Delort. Ce dernier a remplacé un milieu de terrain en l’occurrence, Harris Belkebla, qui a été écarté pour des raisons disciplinaires après le match face au Burundi, alors que tout le monde s’attendait à ce que le driver national fasse plutôt appel à un joueur évoluant dans le même registre. Il faut dire qu’en parvenant à l’emporter par trois buts contre le Mali, l’attaque algérienne parte au Caire avec un moral gonflé à bloc, même si le coach national attend encore plus de ses joueurs du secteur offensif. «Contre le Mali, on aurait pu gagner avec un score plus lourd, n’étaient les ratages signalés dans le secteur offensif. Il faudra faire preuve de beaucoup plus de concentration lors de la CAN», a-t-il insisté. En parlant toujours de ce match face au Mali, il y a lieu de faire remarquer aussi que le changement de stratégie de jeu du sélectionneur national lors du dernier quart d’heure a été pour quelque chose dans cette victoire. Belmadi avait opté pour le 4-4-2 après l’incorporation d’Andy Delort.

 

L’arrivée de l’attaquant montpelliérain, en équipe nationale est venue renforcer le compartiment offensif des Verts quelques jours avant l’entame de la CAN 2019. Connu pour sa force de pénétration et un style de jeu différent de ses deux coéquipiers en sélection, en l’occurrence Baghdad Bounedjah et Islam Slimani, le néo-international, Delort, semble disposer de tous les atouts pour bousculer la hiérarchie et ne pas se contenter d’un rôle de joker. Sera-t-il associé au titulaire à part entière Bounedjah en attaque ou bien Belmadi va maintenir son schéma tactique en 4-1- 4-1 en misant sur un seul attaquant, à savoir Bounedjah ? Autant de questions qui nous laissent sans réponse pour l’instant car seul le sélectionneur national tranchera en dernier lieu. Mais pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître pour le joueur de 27 ans qui risque ainsi de pousser le sélectionneur national à changer carrément le plan de jeu pour l’aligner aux côtés de Bounedjah en pointe de l’attaque.

Bessa N