CAN 2022 : Zimbabwe 2 – Algérie 2: Un nul et des regrets pour les Verts

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Dans un match pas du tout ennuyeux, les Verts ont concédé, hier à Harare, le nul (2 – 2), face à la sélection du Zimbabwe. Une rencontre comptant pour la 4e journée des éliminatoires de la CAN 2022 au Cameroun.

Les Algériens ont pourtant fait une grosse impression, notamment en première mi-temps au cours de laquelle ils ont mené par deux buts à zéro. Faisant honneur à son rang, l’équipe nationale a, en effet, affiché ses intentions offensives dès l’entame de la rencontre. Conquérante et portée vers l’attaque grâce notamment à ses individualités, elle s’est créé les premières occasions franches de scorer face à des Zimbabwéens surpris visiblement par l’audace et la sérénité de leurs adversaires, malgré un terrain à la limite du praticable et une chaleur à laquelle les Algériens se sont rapidement adaptés. Il faut dire que ces conditions en Afrique subsaharienne sont désormais inscrites dans l’ADN du joueur algérien, on ne devrait plus en parler ou s’en plaindre. Cela traduit par une ouverture du score logique en faveur des Verts, par l’intermédiaire d’Andy Delort (34’), dont le coach a eu le flair d’incorporer à la pointe de l’attaque en lieu et place de Baghdad Bounedjah, l’habituel titulaire à ce poste. Il faut dire que par rapport à l’équipe alignée au match aller au stade du 5-Juillet, le sélectionneur national a opéré trois changements. Ainsi, Djamel Benlamri a repris sa place dans l’axe de la défense aux dépens de Mehdi Tahrat. Tout comme Adlène Guedioura préféré à Mehdi Abeid dans l’entre jeu. Pas vraiment de quoi déstabiliser un groupe soudé et appliqué. C’est d’ailleurs logiquement que les Algériens vont ajouter un deuxième but (38’) splendide par l’entremise de Riyad Mahrez, dont les crochets déroutants suite à un contre rapide, ont mis toute la défense locale à terre. Un but tout en finesse technique et en contrôle qui porte la signature particulière de l’ailier de Man City. Les Zimbabwéens à terre ont pu néanmoins se relever avant la pause en réduisant la marque consécutivement à un coup-franc un peu excentré parfaitement exécuté par Musona(43’). Ce qui leur a redonné espoir pour la seconde période.Une deuxième mi-temps au cours de laquelle les deux coachs ont effectué leurs changements. Côté algérien, Delort et Feghouli sont sortis laissant leur place respectivement à Bounedjah et Belkebla. Ce fut ensuite au tour de Brahimi, Abeid et Ounas de faire leur entrée. Des changements inopérants au demeurant, puisque les Algériens ont quelque peu subi le jeu après la pause. Après avoir vendangé quelques belles opportunités, les locaux ont réussi finalement à niveler la marque par le rentrant Dube qui touchait à l’occasion son premier ballon de la partie (82’). L’équipe nationale peut nourrir quelques regrets, d’autant qu’elle n’a pas su conserver une avance de deux buts. Elle semblait pourtant contrôler le match. Mais il faut dire qu’en deuxième période, les poulains de Djamel Belmadi ont instinctivement reculé, laissant l’initiative à l’adversaire qui en a profité pour égaliser. Les Warriors étaient soulagés, ils ont arraché un point inespéré, alors que les Verts ont sauvé l’essentiel en conservant leur invincibilité portée désormais à 22 matches sans défaite. Quant à la qualification à la CAN, elle est pratiquement assurée, mais on aurait souhaité que les camarades de Mahrez réalisent un sans-faute, d’autant qu’ils en avaient les moyens et les capacités. Ce nul, même s’il reste un résultat positif, ne devrait pas satisfaire l’exigeant coach de l’EN, Djamel Belmadi, surtout qu’il y avait de la place pour faire mieux.

Ali Nezlioui