CAN: Ces petits poucets qui étonnent et détonnent

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Il est encore trop tôt pour faire un quelconque bilan ou une première lecture de ce qui se passe à la CAN, mais force est de constater que la hiérarchie a été largement mise à mal lors des premiers matches disputés en Egypte.

Jusqu’à dimanche, il n’y a pas eu de rencontre facile pour les uns et les autres. La suprématie des équipes censées être plus fortes a été superbement contestée par des petits « poucets » qui se sont admirablement défendus à l’image de l’Ouganda qui a terrassé le RDC, enregistrant pour l’anecdote sa première victoire en phase finale de la CAN depuis…41 ans. Pour sa part, Madagascar dont c’est la première participation à ce stade de la compétition a contraint la Guinée au partage des points (2 – 2) et pouvait même l’emporter sans que personne ne trouve à redire. Le Burundi et le Zimbabwe de leur côté, ont chèrement vendu leur peau ne s’inclinant que par la plus petite des marges face à des ténors qui sont le Nigeria et l’Egypte respectivement. Ils ont évolué sans complexe, dominant parfois les débats à la grande surprise générale.Est-ce à dire que cette édition s’annonce plus équilibrée que l’on pouvait s’y attendre ? Certains spécialistes pensent à juste titre d’ailleurs, qu’il n’y a plus de petites équipes en Afrique. Ces dernières n’ayant rien à perdre se livrent corps et âme lors du premier tout donnant du fil à retordre aux favoris. Il est vrai que plus on avancera dans la compétition, plus on retrouvera les habitués, mais ce premier tour peut être un piège pour certains d’eux. Djamel Belmadi ne s’est pas trompé en se méfiant du Kenya.  « Il n’y a plus de petites équipes en Afrique. Nous sommes plus qu’avertis. Le Kenya est capable de nous faire très mal », a-t-il prévenu avant la rencontre d’hier. En tant que technicien, il sait qu’il y a un nivellement des valeurs, car toutes les équipes ou presque sont renforcées par des joueurs évoluant au plus haut niveau. Les scores fleuves auxquels l’on assistait par le passé vont devenir plus rares. Désormais, il faut savoir gérer la compétition match par match et ne prendre aucun adversaire à la légère. L’essentiel est de pouvoir s’extirper du premier tour avec le moindre mal. Car il faut savoir que les choses sérieuses commencent avec les huitièmes de finales mais seules les équipes qui sauront ménager leur monture y parviendront. En somme, il y a deux compétitions dans la compétition. La première consiste à sortir indemne du guêpier de la première phase. La deuxième plus ambitieuse est de partir à la conquête du graal. Et sur un match tout devient possible…

Ali Nezlioui