Cause palestinienne: L’Algérie et la Palestine sont restées si proches et leur relations fortes et durables à ce jour

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L’Algérie a toujours été et demeure un des premiers et meilleurs soutiens à la cause palestinienne et s’est toujours sacrifiée pour les Palestiniens sans fanfare, ce qui lui a valu de nombreuses inimitiés dans le monde.

Malgré la distance géographique, l’Algérie et la Palestine sont restées si proches et leur relations fortes et durables à ce jour. Depuis de longues années, l’Algérie s’acquitte à temps de ses contributions à l’Autorité palestinienne (AP). La Ligue arabe, avait d’ailleurs, à maintes fois, affirmé que le pays faisait partie des rares membres à s’acquitter de leurs engagements en soutien à la lutte du peuple palestinien. Loin des projecteurs, l’Algérie verse annuellement (environ 55 millions de dollars), et fournit des aides en tous genres à la Palestine. Pas moins de 75 millions de dollars ont été alloués à des projets en Palestine notamment pour la restauration des Waqfs d’Al Qods occupé, selon des sources proches du dossier. Historiquement, c’est depuis Alger que l’ancien président palestinien Yasser Arafat avait proclamé la création de l’Etat de Palestine le 15 novembre 1988. L’Algérie est devenue le premier pays au monde à reconnaître l’Etat palestinien et officiellement établi des relations diplomatiques complètes avec la Palestine le 18 décembre 1988. La Palestine accède à l’Unesco en 2011 grâce à une demande algérienne introduite à l’ONU et sera admise une année plus tard comme Etat observateur non-membre de l’ONU le 29 novembre 2012 par 138 voix pour et 9 contre et 41 abstentions. Entre 2008 et 2014, Israël a mené trois agressions contre Ghaza, faisant des milliers de morts et de blessés dans les rangs de palestiniens. Là encore, l’Algérie ne s’est pas tue. En effet, c’est grâce aux efforts de la diplomatie algérienne qu’une Assemblée générale (AG) des Nations unies a pu être convoquée en août 2014 pour arrêter l’agression contre Ghaza. L’initiative algérienne a contraint le Conseil de sécurité à se pencher sur un projet de résolution préparé par la Jordanie et la Palestine avec l’appui des pays arabes. En 2018, l’Assemblée générale de l’ONU, réunie en session d’urgence, a adopté à une très large majorité une résolution présentée par l’Algérie et la Turquie condamnant Israël pour les violences à Ghaza et réclamant un mécanisme de protection international pour les civils palestiniens. Le texte invite le secrétaire général à examiner la situation qui prévaut à Ghaza et dans les territoires occupés et à soumettre dans un délai de deux mois un rapport, comprenant des propositions sur les moyens de garantir la protection des civils palestiniens se trouvant sous occupation israélienne et de créer un mécanisme de protection international. Le texte demande que des mesures soient prises immédiatement pour mettre fin au bouclage et aux restrictions imposées par Israël à la circulation et aux entrées et sorties de la bande de Ghaza, y compris avec l’ouverture durable des points de passage vers la bande de Ghaza pour l’acheminement de l’aide humanitaire et la circulation des marchandises et des personnes. Tout récemment, dans la foulée de la normalisation des relations entre des Etats arabes et l’entité sioniste, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a affirmé le 21 septembre dernier que la cause palestinienne «est sacrée pour le peuple algérien», déplorant, dans ce sens, «l’empressement pour la normalisation (avec l’entité sioniste), à laquelle nous ne prendrons jamais part».

Rachid A.