Championnat: A quand la reprise des entraînements ?

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Il n’y aura pas une grande trêve cette année entre deux saisons, sauf chez nous. En effet, pratiquement tous les championnats terminés ce mois d’août s’apprêtent à entamer la nouvelle.

En tout cas, les équipes sont en pleine préparation. Tout le monde a repris le travail. Pendant ce temps, chez nous il n’y a aucune date fixée pour la reprise. Les pouvoirs publics ont décidé de rouvrir graduellement les mosquées, les plages, les cafés et les restaurants, mais rien en ce qui concerne la reprise des activités sportives. C’est dire mépris affiché pour ce secteur peu défendu il est vrai par ses dirigeants. La FAF se mure dans un silence coupable, visiblement peu préoccupée par le retard accumulé et le manque de visibilité. Apparemment, il n’y a rien de prévu à ce propos. On attend comme toujours les instructions et les décisions qui viennent d’en haut. Une situation insoutenable, sachant que les clubs entrent dans leur sixième mois d’inactivité. C’est du jamais vu ! Qu’on ne nous bassine surtout pas avec leurs arguments fallacieux, comme quoi la situation sanitaire ne le permet pas. Nos voisins, les Marocains, qui enregistrent pratiquement  le même nombre de nouveaux cas de Covid-19 que chez nous, ont autorisé la reprise du championnat. Il y a, il faut le dire, un manque de volonté criant qui apparemment arrange certains. La saison dernière à pareille époque, les équipes s’apprêtaient à renouer avec le championnat. Cette année, ils ne savent même quand est-ce qu’ils seront autorisés à reprendre les entraînements. Avec un championnat à 20 clubs, la saison promet d’être longue et laborieuse. La Ligue aura toutes les peines du monde à la gérer, surtout qu’il y aura beaucoup d’enjeu, avec la relégation d’au moins quatre clubs et la montée de seulement deux équipes. L’on va probablement vivre une saison difficile, harassante et pénible. On en a l’habitude, certes, mais celle-ci sera encore plus ingérable.Toutefois, les amateurs du ballon rond voudront au moins être fixés sur une date de reprise. Tout autant que les clubs qui ne savent plus sur quel pied danser. Notre football est-il condamné au mépris ? Si au moins il n’y avait pas ces mannes financières distribuées chaque année aux clubs, on serait contenté d’un championnat amateur sans enjeu ni intérêt. Son arrêt ou son report à une date indéterminée n’aurait dérangé personne. Il faut savoir ce que l’on veut. Si on investit de l’argent  dans une compétition, comme le font les autorités, il faut lui donner les moyens requis et de l’importance. Sinon, à quoi servent toutes ces centaines de millions de dinars, si ce n’est pour les jeter par les fenêtres.  Elles profitent surtout aux joueurs, mais aussi aux dirigeants qui gravitent autour. Pendant ce temps, notre football continue de régresser et de creuser même en touchant le fond.

Ali Nezlioui