Championnat: La FAF est-elle obligée de changer de système de compétition ?

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Les clubs, ainsi que les Ligues membres de l’assemblée générale de la FAF, n’ont plus que quelques jours avant de remettre leur réponse concernant la consultation écrite envoyée par la Fédération pour sceller définitivement le sort de la saison footballistique en suspens. Ils ont le délai jusqu’au 25 juillet pour rendre leur «copie». Y a-t-il des tractations, des mots d’ordre pour favoriser une option parmi les trois cas proposés par la FAF ?

Pour rappel, ils ont le choix entre décider d’une saison blanche, en première proposition. La seconde hypothèse est l’arrêt du championnat à la dernière journée disputée avec la désignation du champion, des équipes qui accèdent et celles qui rétrogradent. Enfin, ils pourront surtout choisir la troisième option celle qui consiste à la désignation des lauréats, des clubs qui accèdent, mais sans relégation. C’est la probabilité la plus plausible qui arrange en tout cas la majorité des clubs, même si elle fait entorse à la règlementation. Il y a cependant des rumeurs qui circulent selon lesquelles, il y aurait une coalition de certains clubs influents qui appellent à voter pour l’année blanche, juste pour empêcher le CRB d’être déclaré champion. Rivalité oblige ! Mais ils ont peu de chances pour que leur entreprise soit couronnée de succès, pour la simple raison qu’elle élimine de nombreuses équipes qui rêvent d’accéder. Ce qui est sûr en revanche, est l’arrêt du championnat. Les clubs ayant déjà été sollicités à ce sujet et à l’unanimité ils ont répondu qu’ils ne comptent pas reprendre la compétition. L’on s’achemine vraisemblablement vers un changement de système de compétition avec notamment une Ligue 1 à 20 clubs. Sur le plan réglementaire, la FAF n’a pas le droit d’opérer le changement, comme le stipule la loi 13-05, relative à l’organisation des activités physiques et sportives, qui interdit, entre autres, aux Fédérations de modifier leurs systèmes de compétition durant l’année olympique. La FAF peut néanmoins s’appuyer sur l’article 83 de ses statuts qui confère à son Bureau fédéral  de «prendre une décision sur tous les cas non prévus par les présents statuts ou en cas de force majeure». Mais voilà, il y a une possibilité voire deux, de sceller le sort de la saison sans enfreindre les règlements. Si l’on prend en considération des cas similaires qui se sont déroulés dans d’autres pays. Il y a celui de la France dont la Fédération a décidé de figer le classement à la dernière journée disputée, tout en désignant les lauréats, les équipes relégables et celles qui accèdent. Malgré des grincements de dents, tout le monde a fini par accepter le verdict. Même si l’on se trouve devant un cas de force majeur, il n’est pas du tout impératif de changer le système de compétition. D’autant que cette option n’aura certainement pas l’aval du ministère de la Jeunesse et des Sports qui tient à ce que la loi soit respectée dans tous les cas de figure. Affaire à suivre…

Ali Nezlioui