Championnat: La reprise, ce n’est pas demain la veille !

0
136

La FAF et la LNF n’ayant pas voulu prendre leurs responsabilités, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Sid Ali Ali Khaldi, en revanche, n’a pas hésité à prendre les siennes, en annonçant, mercredi, la prolongation de la suspension de toutes les compétitions au moins jusqu’au 19 avril prochain.

«Nous nous en tenons aux directives des Pouvoirs publics qui ont annoncé, ce mercredi, la prolongation du délai de la suspension des manifestations», s’est contenté de déclarer, hier,    Abdelkrim Medouar, sur les ondes de la Radio nationale. Une décision somme toute logique et incontournable eu égard à la situation sanitaire inquiétante qui prévaut chez nous. À l’instar de ce qui se passe un peu partout dans le monde, la pratique sportive à tous les niveaux est mise entre parenthèses. Personne ne sait vraiment quand est-ce qu’elle va reprendre. Le 19 avril fixé par la Tutelle semble être trop court pour la reprise. Car, et  à moins d’un miracle, l’épidémie du coronavirus ne sera vraisemblablement pas contenue à cette date. Il faudra s’armer de patience et faire preuve de courage et de résilience avant que le cours normal de la vie reprenne ses droits. Même Gianni Infantino, le président de la Fifa est dans l’expectative : «Nous aimerions tous avoir à nouveau du football,  demain, mais malheureusement, ce n’est pas possible, et personne dans le monde à ce jour ne sait quand nous pourrons rejouer comme avant», a-t-il reconnu impuissant face à la propagation de la pandémie et ses répercussions désastreuses. Un constat pessimiste, mais réaliste auquel on ne peut hélas pas échapper. Cela ne devrait pas néanmoins nous empêcher de réfléchir à la suite, sachant que tous les championnats ont été interrompus à quelques encablures de leur dénouement. Aussi, l’arrêt de la compétition a créé de nouveaux problèmes qu’il va falloir résoudre en toute équité et objectivité. Il y a d’abord les salaires des joueurs à revoir à la baisse. «C’est tout à fait logique de réfléchir à une baisse de salaires alors que le football est à l’arrêt. Ce qui s’est répercutée sur les recettes. La procédure va concerner uniquement les joueurs, dont les salaires sont très importants», a confié le nouveau président de l’USMA, Achour Djelloul, à la presse. Si le principe semble faire l’unanimité, il reste à savoir jusqu’à quel point les joueurs accepteront-ils de réduire leurs émoluments. Vont-ils consentir de les baisser de 70%, comme l’ont fait récemment les joueurs du FC Barcelone ? Cela dépend des négociations entre les clubs et leurs éléments sachant que les salaires diffèrent d’une équipe à une autre. En ce qui concerne la reprise de la compétition, il est évident que celle-ci sera décalée au moins au mois de mai. Le problème de la préparation risque alors de se poser inéluctablement. « En cas d’une éventuelle reprise, ce sera très difficile, c’est tout un quotidien qui a changé pour nous tous. Sur le plan de la méthodologie d’entraînement, le joueur aura besoin d’au moins trois semaines de travail pour reprendre la compétition, c’est impossible de reprendre directement puisque le risque de blessure sera grand», a indiqué le technicien, Abdelkader Amrani, l’actuel coach du club marocain, Difaâ Hassani El Jadidi. Il faudra prendre en considération cet important paramètre. C’est-à-dire combien, aujourd’hui, la reprise du championnat semble lointaine.

  Ali Nezlioui