Chili: Le porte parole de la coordination Arauco Malleco arrêté par la police

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La police chilienne a interpellé samedi Hector Llaitul, porte-parole de la Coordination Arauco Malleco (CAM), un groupe radical d’indiens Mapuche du Chili, ainsi que sept autres activistes indigènes qui auraient participé à des incendies criminels, a annoncé la police. Hector Llaitul, ainsi que les sept autres activistes indigènes, ont été interpellés dans le cadre d’opérations menées dans les régions de Biobio et de l’Araucania, situées dans le sud du pays. Ces militants de la CAM sont soupçonnés d’avoir, au cours des derniers mois, participé à une série d’attaques contre plus de 50 camions appartenant à des entreprises forestières, une dizaine d’églises ainsi que des propriétés privées. Le général Christian Franzani, chef de la police d’Araucania a précisé que ces interpellations sont le fruit de six mois d’enquête de la police sur « différents faits de violence rurale et de terrorisme » commis dans la zone de conflit mapuche, a environ 600 km au sud de Santiago. Hector Llaitul, 47 ans, a déjà été condamné pour différents attentats commis entre 2001 et 2008. En 2010, il avait été condamné à 25 ans d’emprisonnement pour tentative de meurtre d’un procureur. Sa peine avait été réduite de moitié, permettant sa remise en liberté l’an dernier. Les Mapuches sont la principale minorité indienne du Chili. Leur frange militante réclame des terres « ancestrales » saisies par l’Etat à la fin du XIXe siècle. Elles appartiennent désormais à des entreprises forestières. Le peuple mapuche, qui a résisté à trois siècles de colonisation espagnole, compte une population de 700.000 personnes (sur les 17 millions d’habitants que compte le Chili), vivant essentiellement dans le sud du pays. Ces indigènes ont un niveau de vie très pauvre, par rapport au reste de la population.