CNES: Le Conseil doté de nouvelles prérogatives et il participera à l’évaluation des politiques publiques

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Le Conseil national économique, social et environnemental (CNES) a récupéré son autonomie et s’est doté de nouvelles prérogatives, lui permettant de participer notamment à l’amélioration de la décision et l’évaluation des politiques publiques, a déclaré son président Reda Tir.

Avec la promulgation du décret présidentiel portant composition et fonctionnement du CNES (…) le Conseil s’est vu doté de nouvelles prérogatives et il va participer à l’amélioration de la qualité, la décision et l’évaluation des politiques publiques et aussi jouer le rôle d’anticipation et de surveillance des risques notamment d’ordres économique et social, a précisé M. Tir sur les ondes de la Radio nationale. Il s’agit aussi, selon lui, de proposer et recommander au gouvernement toutes mesures et dispositions d’adaptation ou d’anticipation des politiques publiques.

Pour M. Tir, «avec le nouveau décret signé par le Président Tebboune le 6 janvier courant, le CNES a récupéré son autonomie. Cette récupération d’autonomie s’articule notamment au tour des outils d’investigation concernant différents dossiers». «On a énormément d’outils sophistiqués qu’on est en train de bâtir dans un tableau de bord portant notamment des outils de prévision de l’amélioration de la qualité des données gouvernementales». Le CNES est aussi en train de développer des outils de simulation d’événements économiques et les chocs géoéconomiques, en plus des recommandations par le président de la République concernant la dynamisation du marché financier.  «On est en train de développer un nombre de recommandations pour le Président de la autour de la dynamisation du marché financier et comment capter l’argent de l’informel». Pour cela, le Conseil a recommandé au gouvernement d’activer «rapidement» la création des fonds communs de placement. «On a recommandé au gouvernement  de réduire, notamment, la facture de l’importation qui est une solution partielle afin d’atteindre l’équilibre budgétaire et réduire aussi l’investissement public», a fait savoir M. Tir. Le CNES, a aussi, selon lui, émis des avis sur le secteur public marchand affirmant «qu’on on ne peut plus continuer à financier des entreprises qui génèrent des bénéfices artificiels ou qui ne sont là que pour consommer l’argent public». Ce secteur est appelé, dit-il, à être restructuré sur la base de l’efficacité et de la performance et nécessite un réaménagement institutionnel. Il a également souligné la nécessité de faire un diagnostique sur l’état des entreprises économiques publiques englobant les aspects d’exploitation, investissement et financement.

Remise du rapport annuel de conjoncture en avril prochain Abordant le rapport annuel de conjoncture, il a précisé qu’il est «en élaboration pour l’exercice 2020 et il sera remis au président de la République au plus tard le mois d’avril prochain. «Il a aussi, indiqué que le Conseil est chargé de préparer les rapports sur l’état économique et social de la nation qui comporte une évaluation des 10 dernières années et également des rapports de conjoncture semestrielle. M. Tir a cité d’autres rapports, élaborés sur la base des saisines du président de la République et du Premier ministre avançant que le Conseil a édité cinq rapports qui sont actuellement à la disposition du gouvernement. S’agissant de la première session du CNES, il a annoncé qu’elle sera organisée au courant du mois de février prochain en précisant que la décision revient à M .Tebboune qui procèdera à son inauguration.

Ali O. / R. A.