Collectivités locales: Les walis appelés à être à l’écoute des citoyens

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Les walis sont de nouveaux appelés à être constamment à l’écoute des citoyens et à se pencher sur leurs doléances et leurs préoccupations. Saisissant l’opportunité de l’installation des walis des wilayas nouvellement promues dans le sud du pays, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Kamel Beldjoud, a instruit les responsables locaux à l’effet de recevoir les citoyens et d’écouter leurs doléances, tout en se penchant sérieusement sur leur résolution.

Il a précisé que la promotion de ces wilayas participe de la stratégie nationale visant l’amélioration du climat des affaires et la création de richesses et d’emplois, soulignant que le nouveau découpage administratif s’inscrit dans une démarche scientifique et méthodique reposant sur la gouvernance du secteur économique et la satisfaction des besoins des citoyens. A ce titre, les responsables au niveau local ont été destinataires récemment de nouvelles directives pour satisfaire, dans les plus brefs délais, les doléances des citoyens dans ces zones reculées, et ce, conformément aux instructions et aux orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a fait du développement des zones d’ombre une priorité absolue de l’Etat. Dans ce sens, un plan de développement des zones d’ombre a été adopté par le gouvernement en vue de satisfaire les besoins de la population en eau potable, généraliser le raccordement à l’électricité et au gaz naturel et  désenclaver les zones isolées et montagneuses, tout en améliorant les conditions de la scolarisation des enfants. Dans ce cadre, il a été procédé à l’organisation d’un recensement moderne et participatif des zones d’ombre, dans le but d’orienter les opérations de développement, et ce, à travers la mise au point d’un système informatique au niveau local, renfermant 16 critères d’évaluation. De même qu’il a été procédé à l’inscription des opérations, en associant les citoyens et les associations locales, ce qui a permis de recenser 13 587 zones d’ombre au niveau national. Les indicateurs de l’année écoulée montrent «l’achèvement de 7276 projets sur 8143 projets recensés, soit un taux de réalisation de 89,35%», selon la même source qui fait état de l’enregistrement d’un taux d’avancement de 80% dans 633 opérations et d’un taux de 50% dans 635 opérations, ainsi que d’un nombre global des projets inscrits qui s’élève à 12 841 projets. Dans le but de parachever les opérations inscrites, une enveloppe de 188,42 milliards DA a été mobilisée, à la faveur de la réorientation des programmes inscrits précédemment à la charge du Fonds de garantie et de solidarité des collectivités locales, des budgets des Collectivités locales et des Plans communaux de développement (PCD). Bien que coïncidant avec les efforts de lutte contre la Covid-19, la mise en œuvre du Plan de développement des zones d’ombre a permis d’avoir «des effets concrets sur le terrain. Ainsi, en termes de l’Alimentation en eau potable (AEP), le réseau de l’eau s’est vu renforcer par la réalisation de 2700 km de réseaux. Il s’agit également de la réhabilitation 495 km et le raccordement au réseau d’eau, de plus de 173 000 foyers au profit de près de 830 000 habitants. Quant à l’assainissement, un nouveau réseau de 1100 km a été réhabilité et plus de 79 000 foyers raccordés, au profit de près de 398 000 habitants. En matière d’énergie électrique, un nouveau réseau de 218 km a été réalisé et plus de 33 000 foyers raccordés, au profit de près de 166 000 habitants, en sus de l’équipement de 2531 logements de 860 panneaux solaires. S’agissant de l’éclairage public et de l’approvisionnement en gaz, il a été procédé à la réalisation de 600 km de réseau d’éclairage public et de la réhabilitation de 253 km, outre la réalisation de 2055 km du réseau et du raccordement de plus de 56 000 foyers en gaz, au profit de près de 284 000 habitants.

Les opérations de désenclavement ont permis de renforcer le réseau routier par la réalisation de 1323 km, la réhabilitation de plus de 2800 km et l’ouverture de 884 km de voies dans des zones isolées. Afin d’améliorer les conditions scolaires, 375 salles d’étude et 84 cantines scolaires ont été réalisées et 298 écoles et 51 restaurants réhabilités, outre le renforcement du parc du transport scolaire par 471 nouveaux bus et 515 bus loués. A l’effet de renforcer les structures de santé de proximité, 32 nouvelles salles de soins ont été réalisées et 175 autres réhabilitées, en sus de «225 espaces de loisirs réalisés. Pour rappel, une délégation composée de représentants de la société civile et de notables des régions les plus reculées du pays a été reçue ces derniers jours par plusieurs ministres qui ont écouté leurs doléances et se sont engagés à résoudre les préoccupations soulevées par les habitants de ces régions dans le cadre du programme de prise en charge des zones d’ombre.

Les membres de l’exécutif, qui ont longuement écouté les préoccupations des citoyens portant essentiellement sur l’alimentation en eau potable, en gaz, en électricité et en infrastructures de base, ont assuré que tous les moyens permettant une prise en charge rapide de ces zones vont être déployés. De même qu’ils ont mis en avant l’impératif de proposer des solutions rapides, efficaces et durables pour résoudre ces problèmes. Ils ont également relevé l’intérêt suprême accordé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, au dossier du développement des zones d’ombre à travers l’ensemble du territoire national, notamment les régions du Sud, soulignant l’importance des solutions optimales pour le  désenclavement et le développement de ces zones.

Ceci intervient au moment où le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, ne cesse de réaffirmer la volonté du président de la République d’accorder une priorité absolue au développement des zones d’ombre. S’engageant à répondre à toutes les demandes de développement des zones d’ombre en termes de transport, d’électricité, de gaz et de prestations de santé, le Premier ministre a rappelé qu’il s’agit d’accumulations de plusieurs années. Il a appelé, dans ce sens, les citoyens à se tourner vers l’avenir et à veiller au respect des devoirs envers le pays.  Le Premier ministre avait mis l’accent, lors de la dernière rencontre avec les walis, sur l’impérative ouverture d’un dialogue avec les citoyens avant d’imposer toute idée dans la résolution des questions soulevées sur le terrain. Djerad, qui a plaidé pour l’assimilation et la prise en charge des problèmes et des préoccupations des citoyens, dans le cadre de la démocratie participative, a également mis l’accent sur l’importance de la communication, notamment avec les citoyens des zones d’ombre afin de prendre connaissance de leurs préoccupations et leurs priorités. Parmi les premières priorités, le Premier ministre a cité l’adoption d’une approche globale pour «une intervention rapide dans les zones d’ombre» et la définition d’un calendrier de travail pour l’exécution du programme destiné à ces régions, car l’Algérie nouvelle, c’est à la fois un mécanisme, des moyens et un nouveau mode de gestion, a-t-il soutenu. Il a annoncé, par la même occasion, le renouvellement prochain du cadre éthique applicable à l’ensemble des agents publics pour la prévention des conflits d’intérêt, précisant que le gouvernement procèdera, dans les prochains jours, au renouvellement du cadre éthique applicable à l’ensemble des agents publics, cadres et fonctionnaires de l’Etat, pour prévenir les conflits d’intérêt, soulignant que la charte en vigueur dans l’Administration et les entreprises publiques visait la moralisation des relations dans ces milieux. Mettant l’accent sur l’impérative moralisation de la vie politique, M. Djerad a exhorté les ministres et les walis à combattre toutes les formes de corruption et les corrupteurs, qui sapent les efforts actuels. A ce propos, il a affirmé que la lutte contre la corruption, sous toutes ses formes, et la bonne gestion des deniers publics étaient de nature à renforcer la confiance entre le citoyen et l’Etat. Plaidant pour une rupture totale avec les pratiques des anciens gouvernements qui ont conduit, a-t-il dit, à des dérives graves et inacceptables, M. Djerad a insisté sur la rationalisation des dépenses et la rigueur dans la gouvernance des affaires de l’Etat.

  1. Benslimane