Colloque sur la lutte contre la corruption: Entre conventions internationales et législation algérienne

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Nombre d’universitaires et hommes de Droit ont débattu, hier, lors d’un colloque ouvert à l’université de Chlef, des mécanismes de lutte contre la corruption et les moyens susceptibles de limiter ce phénomène.

«L’initiative vise à mettre la lumière sur l’arsenal juridique mis en place par la législation algérienne en matière de lutte contre la corruption, tout en faisant la promotion des mécanismes préventifs, dotés d’un rôle crucial dans la réduction de ce phénomène», a indiqué la présidente de ce colloque, Amina M’hamedi Bouzina, en marge de l’ouverture de cette rencontre sous le thème «La lutte contre la corruption, entre les conventions internationales et la législation algérienne », co-organisée par la faculté de Droit et des Sciences politiques et le laboratoire de Droit et de sécurité humanitaire. Soulignant, le rôle dévolu aux médias, aux services des Douanes et à la société civile dans la sensibilisation contre les risques inhérents à ce crime (corruption), Bouzina a pré- cisé qu’il s’agira surtout d’exposer les stratégies de lutte en la matière, englobées tant par les conventions internationales que par la législation algérienne, tout en faisant le constat du niveau de l’efficience des mécanismes mis en place, tant à l’échelle nationale qu’internationale, dans la réduction de la nuisance de ce phénomène. Dans sa communication intitulée «La corruption dans le secteur privé», Berkaoui Abderrahmane, de l’université d’Aïn Temouchent, a mis l’accent sur l’impératif d’enrichir l’arsenal juridique en la matière, estimant que les recommandations qui couronneront le colloque «sont susceptibles de contribuer à la révision de la législation actuelle de manière à la mettre au diapason des évolutions en cours, à l’échelle mondiale dans le domaine». Le conférencier a souligné que la criminalisation de la corruption, qui est liée dans la secteur privé à son orientation vers l’économie libre, vise à sauvegarder l’économie nationale et les droits des employés. Un arsenal juridique est inspiré des engagements de l’Algérie au titre de diffé- rentes conventions internationales paraphées dans le domaine, a-t-il souligné. Quant à Farida Benamrouche, de l’université d’Alger, elle a loué le rôle dévolu à ce type de rencontres scientifiques, dans le soutien de la recherche dans ce domaine, tout en émettant des recommandations appropriées à l’intention des parties concernées par leur mise en oeuvre. Des chercheurs et universitaires de 39 wilayas du pays prennent part à cette manifestation dont les travaux se poursuivront aujourd’hui. La première journée a été marquée par la tenue de quatre séances et quatre ateliers au profit des étudiants en postgraduation, avant la poursuite, aujourd’hui, le reste des séances et workshops devant être couronnés par des recommandations à introduire auprès des autorités concernées, chargées de leur examen et de leur mise en œuvre sur le terrain.