Commémoration: Centenaire de la naissance de Mohamed Dib

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Le centenaire de la naissance de l’écrivain algérien d’expression française Mohammed Dib (1920-2003) sera célébré en octobre 2020 à Tlemcen et en France. 

L’association culturelle La Grande Maison prépare d’ores et déjà l’évènement en partenariat avec l’université Aboubakr-Belkaïd. Un hommage posthume appuyé sera rendu à l’auteur de la célèbre trilogie sociale : la Grande Maison, l’Incendie et le Métier à tisser qui a été adaptée à la télévision à travers divers feuilletons suivis avec un grand intérêt par des millions de téléspectateurs. Les grandes lignes du programme commémoratif prévoient un appel à communication pour la tenue d’un colloque international sur la vie et l’œuvre de l’écrivain, avec une exposition de ses 33 romans et recueils de poésie, une représentation de la pièce théâtrale Mille hourras pour une gueuse, des ateliers sur l’écriture, les contes et dessins pour enfants, le théâtre, la musique. Le centenaire sera clôturé par la remise du prix Mohammed-Dib pour les lauréats qui auront concouru en langues arabe, tamazight et française (avec obligation pour eux de proposer des textes de plus de 100 pages). Le jury international sera présidé par l’écrivain et traducteur Mohamed Sari, assisté par Mme Brerhi Afifa, professeur à l’université d’Alger. Mme Sabéha Benmansour, présidente de la fondation qui porte le nom de l’auteur prolifique, a indiqué que les œuvres doivent revêtir une valeur littéraire et esthétique et contribuer au rayonnement des lettres algériennes. En France, la Siamd (Société internationale des amis de Mohammed Dib), les associations Ciclim (Coordination internationale des chercheurs sur les littératures maghrébines), Coup de soleil (Auvergne-Rhône-Alpes), l’association France-Algérie, l’Institut des textes et manuscrits modernes (ENS/CNRS) 2 et le centre international de Cerisy prévoient le déroulement d’un colloque international au château de Cerisy. Dans l’argumentaire, il est souligné que “tout au long de son itinéraire littéraire, Mohammed Dib a conduit une réflexion sur les formes littéraires, réflexion qui s’intègre au geste même par lequel il cherche sa forme propre et qui le conduit, à mesure que l’œuvre s’élabore, à ignorer les frontières génériques au point de donner lieu à des livres inclassables”. Ce colloque, fait-on remarquer, “ne se contentera donc pas de répertorier les alternances génériques dans l’œuvre de Dib. Il s’attachera à découvrir comment, dans ce théâtre des genres littéraires que nous offre l’auteur, les catégories génériques elles-mêmes sont transformées par les différents mécanismes producteurs de sens mis en œuvre. Ce qui permettra une approche plus fine de la littérature de cette œuvre essentielle du corpus littéraire francophone et de lui reconnaître, définitivement, sa dimension universelle”.*