Commerce: Le paiement électronique sera bientôt généralisé

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Le ministre du commerce, Saïd Djellab, a rappelé, mardi, que la levée des restrictions prévues dans le cadre de la règle 51/49 appliquée aux investissements étrangers en Algérie ne concerne pas les secteurs stratégiques de l’économie nationale. Selon lui, l’investissement en Algérie est prometteur alors que notre pays se prépare à s’intégrer au marché africain dans le cadre de la zone de libre échange africaine qui entrera en vigueur en juillet prochain.

Evoquant la facture des importations, le ministre a rappelé sa baisse constante alors qu’elle est estimée entre 42 et 44 milliards de dollars d’ici la fin de l’année. Pour lui, cette diminution a été déjà constatée durant la période de 2017-2018 ou la facture a diminuée à 46 milliards $, grâce à l’interdiction d’importation des produits finis. S’agissant des dernières mesures adoptées par le gouvernement pour encourager les investissements des jeunes dans le secteur des technologies, le ministre a relevé que la balance des revenus des services en Algérie s’élevait à environ 11 milliards de dollars par an, dont 4 milliards liés aux services numériques et technologiques. Il a rappelé, à cette occasion, la décision d’exempter les jeunes entrepreneurs de projets technologiques et numé- riques des taxes et impôts. «Si nous ne développons pas les services numériques nationaux pour les intégrer dans l’économie, nous serons contraints de les importer», a-t-il précisé.

Il a ensuite mis en exergue les mesures les plus importantes par le Gouvernement comme la création d’une instance nationale de numérisation à la fin du mois en cours. Cette instance devra adopter une stratégie à moyen et a long terme qui permettra la généralisation du programme de paiement électronique et le mouvement des capitaux dans le commerce électronique. Sur sujet, Djellab a signalé que les services de son département ont donné un délai d’une année aux commerçants et artisans pour adopter ce système de paiement électronique, expliquant que des institutions publiques avaient déjà commencé la transformation, citant l’expérience de la Caisse nationale de sécurité sociale et le Centre national du registre du commerce. Le ministre a annoncé que des négociations sont entamées avec les distributeurs et les grossistes pour qu’ils adhérent a ce système qui nécessite, selon eux, la révision du système de fiscalité. Le ministre a précisé, à ce sujet, que le Centre national du registre de commerce a commencé n’exige plus un fond de commerce pour les jeunes porteurs de projets avant d’entamer leur activité. «Ils suffit simplement qu’ils indiquent leur adresse de résidence ou celle de leur avocat», a souligné le ministre.