Congrès algérien des routes: Le Groupe « GICA » expose sa  démarche dans le processus d’exportation

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Le Groupe industriel des ciments d’Algérie  (GICA) a exposé e à Alger sa démarche dans le processus  d’exportation qui repose sur deux plans qui se complètent à savoir le plan  de mise à niveau interne et le plan d’écoute externe aux institutions  nationales en charge de l’exportation..

« La démarche du groupe Gica dans le processus d’exportation constituait  l’un des axes principaux de son plan d’action, compte tenu du potentiel  d’expérience et de savoir acquis et de l’extension des capacités de ses  filiales, grâce aux mesures d’assainissement accordées par les Pouvoirs  publics notamment en matière d’investissement, de mise à niveau et de  formation », a indiqué son P-dg, Ahmed Souilem. qui  intervenait lors d’un atelier sur l’encouragement de l’export,  organisé dans le cadre de la tenue du congrès algérien des routes tenue à  Alger. Selon le premier responsable du groupe Gica, le plan de mise à niveau  interne au processus d’exportation a commencé par l’organisation en octobre  2018, d’une journée d’études et de concertation à travers laquelle des  experts nationaux ayant à leur actif, un capital d’expérience notamment  informationnel non négligeable en la matière, ont eu l’occasion de tisser  un réseau d’échange très important. Lors de cette rencontre, il a été mis l’accent sur la nécessité  d’encourager les opérateurs économiques à exporter ainsi que sur la  nécessité d’accorder des facilitations bancaires et administratives. Cette rencontre a été sanctionnée par la lecture de recommandations dont  l’impératif de procéder à un audit des capacités humaines et matérielles  des filiales ainsi que l’impératif de poursuivre l’action de formation et  de mise à niveau technique et technologique.  Il a été également recommandé, lors de cette rencontre, d’être à l’écoute  des avis d’appels d’offres et avis d’appels à manifestation d’intérêt et y  répondre. Il est aussi question de participer aux manifestations économiques  organisées dans les pays africains. A cela s’ajoute l’impératif de constituer un fichier d’experts nationaux  et internationaux qui pourraient être dans le cadre des  appels d’offres. Parmi les recommandations figure également l’impératif d’envisager la  constitution de groupement avec des entreprises des pays concernés et/ou  des entreprises qui ont déjà une expérience dans ces pays pour  soumissionner ensemble. Il a été également recommandé de se rapprocher des institutions  algériennes (banque, douanes) pour avoir toutes les informations sur  l’acte d’exporter mais aussi d’installer un comité de suivi et de soutien  aux entreprises notamment du groupe GICA. Ce comité, selon M. Souilem, pourrait être localisé au niveau du groupe  GICA et servirait de point d’attache pour les opérateurs économiques  potentiellement intéressés par l’acte d’exporter dans leur domaine. Pour ce qui du Plan d’écoute externe aux institutions nationales en charge  de l’exportation, il a permis au groupe GICA de participer à la foire  internationale de Bamako au Mali, suivie d’une autre participation à des  avis d’appels à manifestations d’intérêt à travers plusieurs pays  d’Afrique. Selon M. Souilem, ce dispositif d’écoute externe commence à constituer  pour le processus d’exportation lancé par son groupe, une base de données,  grâce à sa participation régulière et  systématique aux réunions de  sensibilisation organisées par le ministère du Commerce. Par ailleurs, le P-dg de la Société algérienne d’études d’infrastructures  (SAETI), Ali Chakroun a soulevé, dans le même atelier, les difficultés  rencontrées par les opérateurs économiques. Il s’agit, selon lui, de manque de réactivité des services  d’intermédiation dans l’accompagnement et la réalisation de banque de  données. Le P-dg de SAETI a également fait part d’absence de représentativité du  réseau consulaire dédié à l’export. A cela s’ajoute le manque de rencontres de rapprochement pour les mises en  relation d’affaires. Parmi les difficultés figure également l’inadaptation du réseau bancaire à  l’activité d’export et le manque de mesures incitatives pour la formation  de groupement pour fournir un package complet des services d’engineering. L’absence de fonds pour soutenir las activités d’exportation  constitue  également une contrainte pour les exportateurs nationaux.

N.I