Considérant que le dialogue est la meilleure option pour préserver la sécurité et la stabilité du pays: L’ANP réaffirme sa détermination à accompagner le peuple et les institutions de l’Etat

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L’institution militaire vient, une fois de plus, de rappeler ses positions immuables par rapport à la crise politique que traverse le pays en réaffirmant  son serment et sa détermination à accompagner le peuple et les institutions de l’Etat ainsi que le processus de dialogue, car constituant la meilleure option pour préserver la sécurité et la stabilité du pays, consolider sa souveraineté et garantir l’édification de l’Algérie de demain.

Dans son dernier numéro, la revue El Djeich a évoqué la constance des positions de l’ANP et réaffirmé « son serment et sa détermination à accompagner le peuple et les institutions de l’Etat ainsi que le processus de dialogue car constituant la meilleure option pour préserver la sécurité et la stabilité de l’Algérie, consolider sa souveraineté, garantir l’édification de l’Algérie de demain, comme l’ont voulu les valeureux artisans de Novembre et où, indubitablement, il ne saurait y avoir de place pour ceux qui ont vendu leur conscience et trahi le legs des Chouhada ». La revue observe qu’au moment où le peuple algérien, dans toutes ses composantes, « a approuvé la démarche sérieuse de sortie de crise en se rangeant aux côtés de l’ANP, exprimant ainsi son adhésion à son approche reposant sur le dialogue rationnel sans exclusive dans le cadre de la légalité constitutionnelle, certaines parties tentent de semer des embûches dans le processus de dialogue, en faisant valoir la nécessité d’une période de transition afin d’entraîner le pays dans le piège du vide constitutionnel, dans une tentative d’abuser et de tromper l’opinion publique interne et étrangère, en véhiculant des idées douteuses et empoisonnées ». Ces parties, note la revue, « espèrent ainsi tirer avantage des espoirs, des aspirations et des revendications légitimes exprimées par le peuple. Elles semblent ignorer que l’ère des dictats et de la fabrication des présidents est définitivement révolue, comme l’a affirmé le général de corps d’armée, en déclarant : «Quelques voix fourbes dont les intentions malveillantes sont bien connues, ayant vendu leur âme pour servir les intérêts de la bande et ceux de leurs maîtres, œuvrent par tous les moyens possibles à entraver le travail de l’instance nationale de la médiation et du dialogue ». Récemment, le Général de Corps d’Armée Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’ANP, avait dénoncé l’acharnement contre l’institution militaire, estimant qu’il faisait partie d’un « plan abject » dont l’objectif est de « bloquer et neutraliser le rôle de l’Armée ». Il avait ajouté que le Commandement de l’Armée était « le premier à répondre aux revendications populaires avant toute autre partie, ce qui a menacé les intérêts de la bande et de ses acolytes et a mis en échec leurs plans visant à redéfinir le paysage national général selon leurs envies et celles de leurs maitres ». Et de lancer : « Nous leur disons laissez l’Algérie à ses fidèles enfants, car ils en sont dignes et capables de la construire et de la protéger », exprimant sa conviction que « notre valeureux peuple qui aspire à vivre dans la paix et la quiétude et dans la sécurité et la stabilité, mérite de vivre dignement dans son pays », affirmant que « ce peuple, que l’on cite en exemple dans l’amour de la patrie et la loyauté, a soutenu et approuvé les efforts de l’institution militaire ».Gaïd Salah avait renouvelé son appel pour « aller de l’avant pour rapprocher les points de vue, unifier les visions et trouver des mécanismes à même de concrétiser l’approche insistance, qui consiste en l’accélération de l’organisation des élections présidentielles, notamment en installant rapidement une instance nationale indépendante pour la préparation, l’organisation et la surveillance des élections, qui supervisera toutes les étapes du processus électoral, ce qui requiert également la révision de quelques textes de la loi électorale pour s’adapter aux exigences de la situation actuelle, et non pas une révision totale et profonde qui toucherait tous les textes, tel que revendiqué par certains, ce qui prendrait beaucoup de temps ». « Ces élections qui représentent un rendez-vous d’importance dans l’histoire de l’Algérie, qui apportera davantage de progrès sur la voie de l’instauration de l’Etat de droit », a-t-il ajouté.

Le Commandement de l’Armée était « le premier à répondre aux revendications populaires avant toute autre partie, ce qui a menacé les intérêts de la bande et de ses acolytes et a mis en échec leurs plans visant à redéfinir le paysage national général selon leurs envies et celles de leurs maitres »

Gaïd Salah a affirmé, en outre, que l’Armée fera face « avec rigueur » aux manœuvres qui visent « à faire perdurer la crise, à obstruer le processus de développement de la patrie et à s’inscrire contre la volonté du peuple ». « Nous affirmons qu’au sein de l’Armée nationale populaire nous ne tolérerons aucune tentative d’entrave au travail des institutions de l’Etat et partant de nos missions et prérogatives constitutionnelles, nous ferons face avec rigueur à ces manœuvres qui visent à faire perdurer la crise, à obstruer le processus de développement de la patrie, et à s’inscrire contre la volonté du peuple qui a affirmé à maintes reprises qu’il n’avait aucunement besoin à de telles idées qui détruisent au lieu de construire, notamment en cette phase cruciale de l’histoire contemporaine de notre pays », a indiqué Gaïd Salah. « Nous sommes en possession d’informations sûres que nous dévoilerons au moment opportun, sur la conspiration de certains partis contre la patrie et le peuple. Ces partis rejetés par le peuple n’ont d’autre souci que la critique et le dénigrement, comme le dit si bien l’adage populaire +Une langue bien pendue et un bras bien court+, et auxquels nous demandons à cette occasion de craindre Le Tout-Puissant, de se soucier de leur peuple et de leur patrie, d’avoir un peu de dignité et d’honneur, de respecter la déontologie politique et de cesser de mettre des obstacles sur le chemin des hommes loyaux qui apportent des initiatives pour faire sortir le pays de la crise », a-t-il ajouté. Le Général de Corps d’Armée a affirmé, qu' »afin de mettre en échec le pari de la bande et ses acolytes pour perturber la prochaine rentrée scolaire, en semant le doute et la confusion chez les écoliers et leurs parents, les efforts du Gouvernement se poursuivent pour réunir les conditions adéquates pour faire de cette rentrée scolaire une réussite ». « Le Gouvernement a pris toutes les mesures et réuni tous les moyens matériels et humains pour garantir une rentrée scolaire dans les meilleures conditions, notamment en rehaussant sensiblement la prime scolaire, une mesure à même de renforcer le rôle de l’Etat et son souci de réduire les charges des écoliers et de leurs parents », a-t-il dit. Gaïd Salah a indiqué que « l’Algérie, et au regard de plusieurs considérations, a été et restera visée par ses ennemis, qui n’ont pas hésité à conspirer secrètement et en public pour entraver le travail du Gouvernement et des institutions de l’Etat, et pour créer une situation d’impasse et d’effervescence dans le front social, dans l’espoir de faire aboutir leurs visées et objectifs malveillants, afin d’obstruer le processus de dialogue national et éterniser la crise ». « Cette cohésion qui a dérangé la bande, qui n’a pas hésité à conspirer secrètement et en public pour défaire et couper ses liens, en s’appuyant sur ses acolytes disséminés dans les structures des différentes institutions, lesquels ont eu pour mission d’entraver l’action du Gouvernement et des institutions de l’Etat, et créer une situation d’impasse et d’effervescence dans le front social, dans l’espoir de faire aboutir leurs visées et objectifs malveillants d’obstruer le processus de dialogue national et de pérenniser la crise, au moyen de propagande et d’idées sournoises qu’ils diffusent en permanence sur la scène politique et médiatique, sous prétexte de la liberté d’expression garantie par la Constitution, mais ils ont omis, de manière volontaire, que cette liberté ne doit en aucun cas outrepasser ses limites et l’éthique d’usage, en descendant vers des niveaux aussi bas que l’insulte, la diffamation et les accusations infondées, des pratiques qui ne sont tolérées ni par la loi, ni par l’éthique ni par les us », a-t-il ajouté.Il a indiqué que le peuple algérien, « qui aspire à vivre dans la paix et la quiétude et dans la sécurité et la stabilité, ne veut en aucun cas retourner aux années du sang et des larmes, et mérite de mener une vie digne dans son pays », ajoutant que ce peuple « a soutenu et approuvé les efforts de l’institution militaire, qui est déterminée à aller vers les élections et à les organiser dans les temps impartis, qu’on le veuille ou non, quels que soient les difficultés et les sacrifices ».