Coopération agricole algéro-turque: Un mémorandum d’entente entre en vigueur

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Le mémorandum d’entente de coopération agricole, signé en 2018 entre l’Algérie et la Turquie, est entré en vigueur après la publication du décret présidentiel portant sa ratification au Journal officiel n° 29.

Il s’agit du décret signé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le 6 mai, portant «ratification du mémorandum d’entente de coopération entre le gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire et le gouvernement de la République de Turquie dans le domaine de l’agriculture, signé à Alger, le 26 février 2018».Ratifié par les ministres de l’Agriculture des deux pays, l’objet de ce mémorandum d’entente porte sur l’instauration d’une coopération scientifique et économique dans les domaines de l’agriculture. «Les parties (Algérie et Turquie), basées sur le principe d’intérêts communs et d’égalité, œuvrent à instaurer une coopération scientifique, technique et économique dans les domaines de l’agriculture, du développement rural et de l’industrie agroalimentaire, tel que prévu dans le présent mémorandum d’entente», selon le premier article de ce document. Cette coopération sera axée sur les différents domaines d’intérêt commun, notamment l’agriculture, la production et la protection des plantes, l’élevage et la production animale, la santé animale, l’industrie agroalimentaire et le développement rural, à travers l’échange d’informations scientifiques et techniques et la documentation, l’échange des résultats de recherche publiés dans les institutions de recherche des deux pays. Cette coopération implique aussi l’échange du matériel de relation animale et végétale, l’échange d’experts et l’organisation des sessions de formation, des séminaires et des conférences dans chacun des deux pays. Pour le suivi de cette coopération, le mémorandum d’entente prévoit la création «d’un comité de supervision et de coordination». Composé de quatre membres pour chaque pays, incluant le chef de délégation de chaque partie, ce Comité se réunit alternativement en Algérie ou en Turquie une fois par an, à une date qui sera arrêtée d’un commun accord par les deux parties. Ce comité présentera des rapports et des propositions aux instances de décision compétentes des deux pays. Concernant le règlement des différends, il a été convenu que «tout conflit ou différend entre les parties découlant de l’interprétation ou de l’application du présent mémorandum d’entente sera réglé à l’amiable, par des négociations ou des consultations entre les deux parties par le canal diplomatique». Ce mémorandum demeure en vigueur pour une période de 5 années, renouvelable, automatiquement, pour la même période. Il peut faire l’objet de modification par consentement mutuel écrit et par le canal diplomatique.

Moussa O.