Covid-19: Djerad insiste sur le respect des mesures de prévention

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En procédant, hier, au lancement des services de la finance islamique au niveau de la BNA, le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a saisi cette opportunité pour insister, encore une fois, sur la nécessité du respect des mesures de prévention contre la Covid-19, notamment au lendemain de la décision de réouverture graduelle des lieux de culte prise lors de la réunion du Haut conseil de sécurité, présidée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune.

La réunion du Haut conseil de sécurité avait permis de passer en revue les conditions susceptibles de permettre le retour des fidèles aux mosquées dans les conditions qui permettent une observation optimale des prescriptions sanitaires imposées par la pandémie. A ce sujet, le président de la République a instruit le Premier ministre à l’effet de programmer une réouverture graduelle des lieux de culte, qui sera limitée, dans une première phase, aux seules grandes mosquées d’au moins 1000 places, et qui soient en mesure de permettre la distanciation physique indispensable, avec comme impératif le port du masque par tous. Inscrite également à l’ordre du jour de cette réunion, la question de la réouverture des plages aux citoyens, et des lieux de récréation et de détente, en particulier dans la conjoncture estivale actuelle, a permis au président de la République de charger le Premier ministre de prendre les mesures qui s’imposent pour un accès graduel à de tels espaces qui tienne compte, là aussi, de l’impératif du respect des conditions sanitaires. A ce propos, le Premier ministre avait mis l’accent sur la nécessité de procéder à une évaluation des incidences socio-économiques induites par la pandémie de la Covid-19, en «toute objectivité et loin des surenchères», le but étant de préparer l’après-crise sanitaire et de préserver aussi bien chez les entreprises que chez les travailleurs, un engagement solide dans la nouvelle bataille pour le redressement économique national. Il avait rappelé, à cet égard, la déclaration du président de la République dans laquelle il a souligné qu’ «il n’y a plus désormais aucune différence entre l’entreprise publique et l’entreprise privée, mais il y’a bel et bien des entreprises productives et compétitives qui œuvrent au développement du pays et à la création de la richesse et d’emplois, et d’autres entreprises qui n’ont qu’un seul souci, amasser les richesses au dépens de l’investissement et de l’intérêt général». Devant la multitude des défis à relever, le Premier ministre a estimé que «le dialogue avec les partenaires sociaux et les opérateurs économiques demeure une condition sine qua non pour la réussite du processus de redressement du pays face à cette crise, sachant qu’en réalité, cet objectif légitime ne saurait être réalisé sans la conjugaison des efforts communs des autorités publiques et des partenaires sociaux dans un climat empreint de confiance, d’entraide et de complémentarité dans le travail». «Le gouvernement veille à s’acquitter pleinement de son rôle dans la lutte contre cette pandémie et réaffirme son engagement à protéger les postes d’emploi et les capacités de production nationale, à travers la protection des travailleurs et entreprises publiques et privées, en cette conjoncture difficile», a soutenu M. Djerad. Il a fait savoir, tout de même, que les mesures préventives pour endiguer la propagation de la Covid-19 avaient occasionné un grand préjudice à l’économie nationale, tout en se disant profondément convaincu des capacités du pays de surmonter cette crise. Les partenaires sociaux et les opérateurs économiques ont salué, lors de cette rencontre, la mise en place d’une commission de sauvegarde, prônant l’entraide entre les différentes parties au service de l’intérêt général. De même qu’ils ont mis l’accent sur l’impératif de tirer profit de cette occasion pour revisiter, voire relancer le système économique à partir de nouveaux départs. Le Premier ministre a affirmé, en outre, que le dialogue avec les partenaires socio-économiques «est une condition sine qua non pour la réussite du processus de redressement du pays face aux incidences de la pandémie de la Covid-19». M. Djerad a indiqué que la «création de la commission d’évaluation s’inscrit dans le cadre de la démarche de concertation avec les partenaires sociaux, conformément à la politique tracée par le président de la République et consacrée par le gouvernement depuis le début de la crise sanitaire». Devant la multitude des défis à relever, le Premier ministre a estimé que «le dialogue avec les partenaires sociaux et les opérateurs économiques demeure une condition sine qua non pour la réussite du processus de redressement du pays face à cette crise, sachant qu’en réalité, cet objectif légitime ne saurait être réalisé sans la conjugaison des efforts communs des autorités publiques et des partenaires sociaux dans un climat empreint de confiance, d’entraide et de complémentarité dans le travail». A travers un nouveau modèle économique, l’Etat compte s’inscrire dans la rupture totale avec les méthodes de gestion du passé et engager une nouvelle démarché marquée par une adéquation des politiques publiques et sectorielles et une rénovation de la gouvernance économique. Cette stratégie devrait permettre, à court et à moyen termes, de mettre en place une économie où la forte dépendance aux hydrocarbures et la dépense publique seront réduites graduellement. Récemment, des experts économiques et des dirigeants d’entreprises ont souligné les facteurs d’attractivité de l’Algérie en matière d’investissement, en saluant les mesures décidées par les pouvoirs publics pour encourager les investisseurs étrangers. Ils ont salué les réformes entreprises par le gouvernement en vue d’améliorer l’attractivité du pays et stabiliser le cadre réglementaire régissant l’investissement, estimant que la pandémie de la Covid-19 est un facteur d’accélération et de transformation du modèle économique algérien, jusque-là basé sur la rente et les hydrocarbures. Rappelant que l’Algérie est en transition économique, ces experts ont formulé le vœu de voir des investisseurs étrangers associés dans une logique de partenariat gagnant-gagnant aux projets de croissance et de diversification lancés en Algérie. Dans ce contexte, ils ont énuméré les principaux secteurs à fort potentiel de développement, à savoir la production industrielle, l’agriculture, l’agro-industrie, les filières de transformation, l’industrie manufacturière, l’industrie minière, la pétrochimie, les énergies renouvelables et l’industrie du digital. Ils ont mis en avant aussi la possibilité de relocalisation des chaînes de valeur industrielles, soutenant que l’Algérie avec sa proximité avec l’Europe et sa position géographique en Afrique peut devenir un partenaire dans tous les secteurs.

  1. Benslimane